Mon dernier billet parlait de l'automne, de ce qu'il signifiait avant, de ce qu'il signifie maintenant. De ce que l'automne représente de promesse et d'espoir, même si la nature se prépare à prendre des vacances sous la neige.
C'était avant l'apocalypse. Avant que la vie ne m'envoie une série d'uppercuts qui me laissent K.O. sur le tapis, tentant tant bien que mal de reprendre mon souffle, m'accrochant aux câbles. Je ne sais pas encore si je pourrai me relever.
La stabilité professionnelle (et financière) que je cherchais avidement et qui semblait s'être enfin matérialisée m'a glissé d'entre les doigts, pour des raisons sur lesquelles je n'ai aucun contrôle et d'une manière qui me laisse un goût amer dans la bouche. Je suis donc de nouveau en quête de cette stabilité, en catimini, assommée de me retrouver encore dans cette situation, en colère de retomber dans un état dont je pensais m'être enfin sortie.
L'insécurité financière qui en découle amène un sentiment profond d'échec. L'échec en tant que mère à pourvoir aux besoins de mon fils par moi-même, en tant qu'épouse à assumer ma part des responsabilités familiales. Un échec en tant qu'adulte à reprendre les rennes qui m'avaient échappées pendant mes études et les années qui ont précédées la fin de mon congé de maternité et mon arrivée officielle sur le marché du travail. Et la colère contre ma voiture qui rend l'âme au même moment :)
Mais si ce n'avait été que cela, ça aurait été un ouragan. L'apocalypse qui se dessine aujourd'hui est beaucoup plus sournoise. Le mot qui commence par C a fait son apparition dans nos vies. Et c'est ce tremblement de terre, dont nous ne sentons pour le moment que les secousses qui l'annonce, qui apporte le coup de grâce. L'ombre de la mort qui plane sans se poser, la perspective des traitements, de la maladie, de la famille à gérer, de tout ce qu'on ne peut pas anticiper qu'il faudra confronter. Et je ne suis même pas certaine que cette personne a envie de se battre. Est-ce qu'il faudra la regarder abandonner la bataille avant même qu'elle commence?
Je ne crois pas au karma, ni à quoi que ce soit d'autre en réalité, mais j'ai hâte que les mauvaises nouvelles cessent et que l'espoir revienne dans nos vies. Parce qu'aujourd'hui, l'avenir me semble sombre...
La Marsouine
Pré-partum: Les tribulations d'une petite fille qui fait semblant d'être grande / Post-partum: Les tribulations d'une maman qui fait semblant de savoir ce qu'elle fait
mercredi 29 septembre 2010
lundi 16 août 2010
La rentrée
Le mois d'août tire à sa fin et avec lui l'été et son tourbillon d'activités. Et surtout la maudite chaleur. J'ai souffert de la chaleur cet été. Les nuits sans sommeil pour moi, pour l'Élu et pour mon fils (même le chien!). J'ai hâte aux belles journées fraîches de septembre, quand il fait 25 le midi au soleil plombant au point où on a encore l'impression que l'été va durer éternellement mais les soirées sont fraîches et les nuits merveilleusement frisquettes! On met nos vestes de coton ouaté et on marche dans les champs dorés et cassant alors que les feuilles commencent à tomber.
L'automne a longtemps été pour moi un symbole de vacances. Je travaillais à temps plein tout l'été et je rêvais au retour à l'école et aux journées d'un ou deux cours, sans trop de travail au début de la session avec tout plein de temps pour aller manger un nachos au Pub ou voir une partie de football du Rouge et Or. Mais depuis que j'ai fini l'université, mes deux derniers automnes ont eu une saveur bien différente. Le premier, j'étais enceinte et je terminais un travail que j'adorais. J'envisageais un automne de disette sur le chômage mais de repos bien mérité. Le second signifiait la fin du tourbillon de l'été en congé de maternité (ET de paternité) et des fonctions familiales et le début d'une petite routine douillette à la maison avec mon bébé.
Cet automne, je travaille. J'ai travaillé presque tout l'été (7 jours de vacances en juillet, c'est tout!) et je vais travailler presque tout l'automne. J'irais même jusqu'à dire que, pour la première fois dans ma vie, l'automne n'est PAS synonyme de transition. En fait, la transition sera là mais pas pour moi: pour l'Élu. Mon fonctionnaire de mari a enfin franchi la distance et réalisé le projet dont nous discutions depuis trois ans: il commence l'université. Il va devenir ingénieur. À temps partiel, bien entendu, dans des conditions inespérées! Nous nous attendions aux sacrifices tant en terme de salaire que de temps. Mais non! Son employeur assume ses frais de scolarité et lui libère des journées pour aller à l'école, trop heureux de s'assurer d'un ingénieur à moyen terme, eux qui sont tellement difficiles à recruter et conserver dans la fonction publique, les salaires étant loin d'être concurrentiels avec le privé.
Il est anxieux mais je crois qu'il est heureux. Parce qu'il le fait avant tout pour lui, pour se lancer un défi, parce qu'il a besoin de repousser ses limites et qu'il ne veut pas avoir de regret. Et, je dois l'avouer, je suis un peu jalouse. Je suis nostalgique de mes années d'études, où l'avenir était encore plein de possibilité, où les idées de grandeur et les idéaux étaient monnaies courante.
Cet automne, c'est mon tour de le soutenir, comme il l'a fait pendant ma dernière et difficile année et demie d'étude. Et je suis bien contente de pouvoir le lui rendre.
L'automne a longtemps été pour moi un symbole de vacances. Je travaillais à temps plein tout l'été et je rêvais au retour à l'école et aux journées d'un ou deux cours, sans trop de travail au début de la session avec tout plein de temps pour aller manger un nachos au Pub ou voir une partie de football du Rouge et Or. Mais depuis que j'ai fini l'université, mes deux derniers automnes ont eu une saveur bien différente. Le premier, j'étais enceinte et je terminais un travail que j'adorais. J'envisageais un automne de disette sur le chômage mais de repos bien mérité. Le second signifiait la fin du tourbillon de l'été en congé de maternité (ET de paternité) et des fonctions familiales et le début d'une petite routine douillette à la maison avec mon bébé.
Cet automne, je travaille. J'ai travaillé presque tout l'été (7 jours de vacances en juillet, c'est tout!) et je vais travailler presque tout l'automne. J'irais même jusqu'à dire que, pour la première fois dans ma vie, l'automne n'est PAS synonyme de transition. En fait, la transition sera là mais pas pour moi: pour l'Élu. Mon fonctionnaire de mari a enfin franchi la distance et réalisé le projet dont nous discutions depuis trois ans: il commence l'université. Il va devenir ingénieur. À temps partiel, bien entendu, dans des conditions inespérées! Nous nous attendions aux sacrifices tant en terme de salaire que de temps. Mais non! Son employeur assume ses frais de scolarité et lui libère des journées pour aller à l'école, trop heureux de s'assurer d'un ingénieur à moyen terme, eux qui sont tellement difficiles à recruter et conserver dans la fonction publique, les salaires étant loin d'être concurrentiels avec le privé.
Il est anxieux mais je crois qu'il est heureux. Parce qu'il le fait avant tout pour lui, pour se lancer un défi, parce qu'il a besoin de repousser ses limites et qu'il ne veut pas avoir de regret. Et, je dois l'avouer, je suis un peu jalouse. Je suis nostalgique de mes années d'études, où l'avenir était encore plein de possibilité, où les idées de grandeur et les idéaux étaient monnaies courante.
Cet automne, c'est mon tour de le soutenir, comme il l'a fait pendant ma dernière et difficile année et demie d'étude. Et je suis bien contente de pouvoir le lui rendre.
Écosystème(s) :
Confession sur l'oreiller,
Partage incontrôlé
mardi 3 août 2010
Le travail et les rêves
De retour au travail après de courtes vacances, j'achève le cinquième mois de travail pour mon nouvel employeur. Ceci est officiellement la plus longue période de ma vie où j'ai travaillé à temps plein. Je ne savais pas si j'y survivrais. J'étais habituée à mon horaire de surnuméraire, à de courtes et longues périodes mortes sans travail, à travailler sans arrêter de juin à septembre, à aller à l'école au travers de tout ça. Puis la grossesse, le congé de maternité. En y réfléchissant bien, même si j'ai commencé à travailler à l'âge de 15 ans (18 ans pour le travail de bureau), je viens tout juste de réellement amorcer ma "carrière". J'hésite à employer ce terme car mon emploi n'a rien à voir avec mes études et ce n'est pas nécessairement la profession la plus stimulante que je puisse imaginer et je ne crois pas que je puisse m'y épanouir totalement. Mais, la paie est décente et le travail n'est pas trop ennuyant (quand il y en a, bien entendu). Bref, je vois mon travail beaucoup plus comme un moyen que comme une fin. Et ce moyen est plus rationnel qu'autre chose: horaire, salaire, conditions de travail, proximité et un minimum de stimulation intellectuelle pour éviter de faire une dépression.
J'aimerais avoir un travail que je trouve passionnant, quelque chose que je ne considère pas comme un travail mais plutôt une activité qui me donne l'impression de ne pas travailler tout en me permettant de gagner de l'argent. Et si je me donne la peine d'y réfléchir, il y a deux choses qui me procurent cette impression: écrire et cuisiner. Et m'occuper de mon fils mais malheureusement personne ne va me payer pour ça.
Écrire. Depuis l'âge de 14 ans, je rêve d'écrire. En fait, j'écris depuis bien plus longtemps que ça alors je devrais plutôt dire que, depuis l'âge de 14 ans, je rêve d'être publiée. Je ne veux pas écrire un best-seller. Je ne veux pas écrire un classique. Je veux écrire un roman, un bon roman. Un roman qui permettra au lecteur d'entrer dans un univers. Un roman qui fera dire à ceux qui l'ont lu: j'ai aimé. Un roman qu'on aura envie de recommander. Je sais qu'elle existe cette histoire et plus le temps passe, plus je commence à la deviner. Mais il y a une autre chose que j'ai compris à l'âge de 14 ans: pour écrire, il faut avoir vécu. Suffisamment vécu. Et il faut parler de ce qu'on connait. J'attends donc, le bon moment, la bonne histoire, la bonne idée. Plusieurs personnages existent déjà et attendent eux-aussi. Peut-être que leur histoire ne fera pas partie de «l'histoire» qui se révélera à moi. Seul le temps nous le dira. Je vous tiens au courant.
Cuisiner. À la fin de mon cégep, je n'avais pas envie d'aller à l'université. Je voulais faire un cours de cuisine professionnelle. Pas pour devenir cuisinière. Pour savoir cuisiner. Bien sûr, ma mère a été cuisinière professionnelle et a fait cette formation et bien que je n'aie jamais voulu, plus jeune, qu'elle me montre à cuisiner, j'ai toujours admiré son habileté à prendre 3 ou 4 restes et en faire un plat succulent en quelques minutes. Les cinq dernières années m'ont permis de développer mes compétences, sans technique bien entendu. Je me débrouille suffisamment bien en cuisine pour impressionner et même si tout n'est pas parfait, il n'y a pas grand chose à mon épreuve. Je n'arrive cependant toujours pas à réussir de la pâte à tarte... L'Élu et moi avons un rêve, un rêve de retraite. Parce que nous sommes conscients des risques financiers que ça implique et que nous ne voulons pas en faire l'aventure d'une vie. Mais nous voulons, un jour, une auberge. En fait, un restaurant avec des chambres. De la bonne nourriture, simple, comme on l'aime, avec une bonne ambiance. Rien de spectaculaire, juste assez pour que les gens puissent venir chez nous, bien manger à peu de frais, boire de la bonne bière maison (nous sommes des brasseurs amateurs) et entendre de la bonne musique. Rien d'excentrique, pas de projet plus grand que nature, juste le simple plaisir de manger et le plus abordable possible.
En attendant de réaliser ces rêves, nous travaillons tous les deux, élevons notre fils, commençons à envisager de lui faire un frère ou une soeur et d'adopter un autre chien. Nous ne sommes pas pressés de réaliser nos rêves. Mais nous avons des rêves.
J'aimerais avoir un travail que je trouve passionnant, quelque chose que je ne considère pas comme un travail mais plutôt une activité qui me donne l'impression de ne pas travailler tout en me permettant de gagner de l'argent. Et si je me donne la peine d'y réfléchir, il y a deux choses qui me procurent cette impression: écrire et cuisiner. Et m'occuper de mon fils mais malheureusement personne ne va me payer pour ça.
Écrire. Depuis l'âge de 14 ans, je rêve d'écrire. En fait, j'écris depuis bien plus longtemps que ça alors je devrais plutôt dire que, depuis l'âge de 14 ans, je rêve d'être publiée. Je ne veux pas écrire un best-seller. Je ne veux pas écrire un classique. Je veux écrire un roman, un bon roman. Un roman qui permettra au lecteur d'entrer dans un univers. Un roman qui fera dire à ceux qui l'ont lu: j'ai aimé. Un roman qu'on aura envie de recommander. Je sais qu'elle existe cette histoire et plus le temps passe, plus je commence à la deviner. Mais il y a une autre chose que j'ai compris à l'âge de 14 ans: pour écrire, il faut avoir vécu. Suffisamment vécu. Et il faut parler de ce qu'on connait. J'attends donc, le bon moment, la bonne histoire, la bonne idée. Plusieurs personnages existent déjà et attendent eux-aussi. Peut-être que leur histoire ne fera pas partie de «l'histoire» qui se révélera à moi. Seul le temps nous le dira. Je vous tiens au courant.
Cuisiner. À la fin de mon cégep, je n'avais pas envie d'aller à l'université. Je voulais faire un cours de cuisine professionnelle. Pas pour devenir cuisinière. Pour savoir cuisiner. Bien sûr, ma mère a été cuisinière professionnelle et a fait cette formation et bien que je n'aie jamais voulu, plus jeune, qu'elle me montre à cuisiner, j'ai toujours admiré son habileté à prendre 3 ou 4 restes et en faire un plat succulent en quelques minutes. Les cinq dernières années m'ont permis de développer mes compétences, sans technique bien entendu. Je me débrouille suffisamment bien en cuisine pour impressionner et même si tout n'est pas parfait, il n'y a pas grand chose à mon épreuve. Je n'arrive cependant toujours pas à réussir de la pâte à tarte... L'Élu et moi avons un rêve, un rêve de retraite. Parce que nous sommes conscients des risques financiers que ça implique et que nous ne voulons pas en faire l'aventure d'une vie. Mais nous voulons, un jour, une auberge. En fait, un restaurant avec des chambres. De la bonne nourriture, simple, comme on l'aime, avec une bonne ambiance. Rien de spectaculaire, juste assez pour que les gens puissent venir chez nous, bien manger à peu de frais, boire de la bonne bière maison (nous sommes des brasseurs amateurs) et entendre de la bonne musique. Rien d'excentrique, pas de projet plus grand que nature, juste le simple plaisir de manger et le plus abordable possible.
En attendant de réaliser ces rêves, nous travaillons tous les deux, élevons notre fils, commençons à envisager de lui faire un frère ou une soeur et d'adopter un autre chien. Nous ne sommes pas pressés de réaliser nos rêves. Mais nous avons des rêves.
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mardi 13 juillet 2010
Et encore une fois...
Pour la quatrième fois de ma vie, hier, j'ai reçu une mauvaise nouvelle. Pour la quatrième fois de ma vie, j'ai entamé le cycle familier des émotions et des sensations qui se bousculent quand la mort frappe. Soudainement, sans prévenir, un ami dans la fleur de l'âge, que dis-je, dans le bourgeon de l'âge. Les premières heures de douleur intense, de larmes incessantes, de détresse et de déni. Puis la seconde vague, quand le choc est passé, quand on se sent vidé, sans énergie ni motivation, sans tonus, comme si c'était un tour cruel que la vie nous jouait quand on réalise que notre vie à nous se poursuit comme si rien, ou presque, ne s'était passé. C'était un accident, un vrai, comme ce le fut pour les autres. Personne sur qui porter le blâme, juste une combinaison de facteurs qui se réunissent.
Comme tous les amis de jeunesse, on ne se voyait plus beaucoup, quelques messages échangés virtuellement. Trois ans depuis notre dernière rencontre, fortuite. Et je me dis que j'aurais pu faire des efforts. J'aurais pu dire bonjour chaque fois que je le voyais en ligne, au lieu de me dire: «Tiens! Il est là!» sans rien faire. Au lieu de me contenter du sentiment qu'il était toujours là, quelque part, et qu'un jour, nos chemins se croiseraient à nouveau le temps de se saluer et de se raconter combien nos vies avaient changées.
Mais ce n'est pas parce que les gens ne sont plus activement dans nos vies qu'on cesse de les aimer, qu'on cesse de penser à eux, qu'on les a oubliés.
Il était la personne la plus saine et la plus sympathique que je connaissais. Il était brillant, talentueux, sportif, heureux. Il était mon ami.
Comme tous les amis de jeunesse, on ne se voyait plus beaucoup, quelques messages échangés virtuellement. Trois ans depuis notre dernière rencontre, fortuite. Et je me dis que j'aurais pu faire des efforts. J'aurais pu dire bonjour chaque fois que je le voyais en ligne, au lieu de me dire: «Tiens! Il est là!» sans rien faire. Au lieu de me contenter du sentiment qu'il était toujours là, quelque part, et qu'un jour, nos chemins se croiseraient à nouveau le temps de se saluer et de se raconter combien nos vies avaient changées.
Mais ce n'est pas parce que les gens ne sont plus activement dans nos vies qu'on cesse de les aimer, qu'on cesse de penser à eux, qu'on les a oubliés.
Il était la personne la plus saine et la plus sympathique que je connaissais. Il était brillant, talentueux, sportif, heureux. Il était mon ami.
Écosystème(s) :
Vidange du cerveau
vendredi 9 juillet 2010
Le bébé: un nouvel accessoire tendance?
Bon, je blagues un peu. En fait, je m'apprêtes à émettre une réflexion, on pourrait aussi dire opinion, légèrement controversée: est-ce qu'on doit ou peut amener bébé partout avec soi dans tout ce que l'on fait?
C'est une question qui me turlupine depuis que mon fils est né, même avant, parce que je vois et entends beaucoup de choses dans les deux sens. Personnellement, je considère qu'à partir du moment où j'ai choisi d'avoir un enfant, j'ai aussi fait le choix que beaucoup de choses allaient changer dans ma vie, entre autre au niveau des activités et des loisirs. Mon fils a besoin de stabilité dans ses heures de repas et de sommeil, surtout dans les 18 à 24 premiers mois de sa vie, donc je fais les choix nécessaires pour pouvoir lui offrir cette stabilité. Bien entendu, plus il avance en âge, plus je suis flexible à ce sujet. Mais, considérant toutes les études sur le manque de sommeil des enfants à long terme, j'essaie d'être rigoureuse en ce qui concerne l'heure du coucher: 19h30 la majorité du temps, jamais plus de 21h quand il y a des circonstances exceptionnelles. Je tiens également à ce qu'il ait ses deux siestes par jour (mon fils dort beaucoup, je sais que chaque enfant est différent mais un bébé de moins d'un an qui ne «sieste» pas plus d'une heure par jour, par exemple, je trouve ça douteux...) ou au moins UNE bonne sieste les jours plus irréguliers.
Vous voyez le topo en gros. J'ai, cet hiver, passé une semaine de vacances dans les Caraïbes avec ma mère. J'ai laissé mon fils avec son père car il était, pour moi, inenvisageable de me reposer avec un bébé de 9 mois. Et l'objectif était de me reposer, avant de reprendre le travail. J'ai vu beaucoup de bébés en voyage. Beaucoup de bébés au soleil sans protection, beaucoup de bébés éveillés jusqu'à 22h-23h, en pleurs, épuisés. J'ai moi-même, un soir, pris en charge le petit garçon de deux ans d'un couple d'européens que nous avions rencontré, qui tombait de fatigue alors que ses parents, dont sa maman enceinte de 3 mois, voulaient continuer de prendre un verre au bar. Je n'ai pas aimé beaucoup de ce que j'ai vu. Et hier soir, au Festival d'été, vers 22h, j'ai vu TOUT PLEIN de bébé, en ville, à 30 degrés et plus, des bébés de quelques semaines (voire jours?) à peut être un an ou deux. Encore une fois, des bébés qui crèvent de chaleur, qui pleurent de fatigue. Pas tous. Mais plusieurs quand même.
Et c'est pourquoi je m'interroge. J'ai entendu BEAUCOUP de gens me dire: «Ce n'est pas parce que nous avons eu un enfant qu'on doit arrêter de vivre.» Effectivement. Mais ne devrait-on pas modifier notre façon de vivre en fonction des besoins de l'enfant? Surtout les premiers mois, alors que son développement est particulièrement sensible et qu'il a besoin de stabilité? Les exceptions ne font pas la règle, mais y a-t-il des contextes, des activités, où l'on devrait considérer évident qu'il ne faut pas y amener d'enfants?
Il y a quelques années, avant d'avoir un enfant, l'Élu et moi assistions à un spectacle de musique. Un couple y avait emmené leur fille, de 18 mois. Ils étaient en avant de tout, avec la petite qui se couvrait les oreilles car elle était à côté des enceintes de son. Des gens leur ont dit d'éloigner la petite des caisses de son et ils se sont fâchés en disant qu'ils l'exposait à toutes sortes de choses et que c'était une expérience pour elle.
Mon réflexe est: DANGER! Risque de dommages auditifs!
Alors, où est la ligne entre la surprotection et le bon sens? S'agit-il simplement d'un concept de gestion du risque?
J'ai ma façon de faire, je ne dis pas qu'elle est la seule bonne et efficace. Mais le malaise que je ressens, quand je côtoie des enfants en très bas âge dans des contextes où je trouve que c'est plus nuisible que bons pour eux qu'il soient là, m'amène à m'interroger. Est-ce que un enfant peut faire partie de toutes nos activités, peu importe l'heure, le lieu et les conditions?
C'est une question qui me turlupine depuis que mon fils est né, même avant, parce que je vois et entends beaucoup de choses dans les deux sens. Personnellement, je considère qu'à partir du moment où j'ai choisi d'avoir un enfant, j'ai aussi fait le choix que beaucoup de choses allaient changer dans ma vie, entre autre au niveau des activités et des loisirs. Mon fils a besoin de stabilité dans ses heures de repas et de sommeil, surtout dans les 18 à 24 premiers mois de sa vie, donc je fais les choix nécessaires pour pouvoir lui offrir cette stabilité. Bien entendu, plus il avance en âge, plus je suis flexible à ce sujet. Mais, considérant toutes les études sur le manque de sommeil des enfants à long terme, j'essaie d'être rigoureuse en ce qui concerne l'heure du coucher: 19h30 la majorité du temps, jamais plus de 21h quand il y a des circonstances exceptionnelles. Je tiens également à ce qu'il ait ses deux siestes par jour (mon fils dort beaucoup, je sais que chaque enfant est différent mais un bébé de moins d'un an qui ne «sieste» pas plus d'une heure par jour, par exemple, je trouve ça douteux...) ou au moins UNE bonne sieste les jours plus irréguliers.
Vous voyez le topo en gros. J'ai, cet hiver, passé une semaine de vacances dans les Caraïbes avec ma mère. J'ai laissé mon fils avec son père car il était, pour moi, inenvisageable de me reposer avec un bébé de 9 mois. Et l'objectif était de me reposer, avant de reprendre le travail. J'ai vu beaucoup de bébés en voyage. Beaucoup de bébés au soleil sans protection, beaucoup de bébés éveillés jusqu'à 22h-23h, en pleurs, épuisés. J'ai moi-même, un soir, pris en charge le petit garçon de deux ans d'un couple d'européens que nous avions rencontré, qui tombait de fatigue alors que ses parents, dont sa maman enceinte de 3 mois, voulaient continuer de prendre un verre au bar. Je n'ai pas aimé beaucoup de ce que j'ai vu. Et hier soir, au Festival d'été, vers 22h, j'ai vu TOUT PLEIN de bébé, en ville, à 30 degrés et plus, des bébés de quelques semaines (voire jours?) à peut être un an ou deux. Encore une fois, des bébés qui crèvent de chaleur, qui pleurent de fatigue. Pas tous. Mais plusieurs quand même.
Et c'est pourquoi je m'interroge. J'ai entendu BEAUCOUP de gens me dire: «Ce n'est pas parce que nous avons eu un enfant qu'on doit arrêter de vivre.» Effectivement. Mais ne devrait-on pas modifier notre façon de vivre en fonction des besoins de l'enfant? Surtout les premiers mois, alors que son développement est particulièrement sensible et qu'il a besoin de stabilité? Les exceptions ne font pas la règle, mais y a-t-il des contextes, des activités, où l'on devrait considérer évident qu'il ne faut pas y amener d'enfants?
Il y a quelques années, avant d'avoir un enfant, l'Élu et moi assistions à un spectacle de musique. Un couple y avait emmené leur fille, de 18 mois. Ils étaient en avant de tout, avec la petite qui se couvrait les oreilles car elle était à côté des enceintes de son. Des gens leur ont dit d'éloigner la petite des caisses de son et ils se sont fâchés en disant qu'ils l'exposait à toutes sortes de choses et que c'était une expérience pour elle.
Mon réflexe est: DANGER! Risque de dommages auditifs!
Alors, où est la ligne entre la surprotection et le bon sens? S'agit-il simplement d'un concept de gestion du risque?
J'ai ma façon de faire, je ne dis pas qu'elle est la seule bonne et efficace. Mais le malaise que je ressens, quand je côtoie des enfants en très bas âge dans des contextes où je trouve que c'est plus nuisible que bons pour eux qu'il soient là, m'amène à m'interroger. Est-ce que un enfant peut faire partie de toutes nos activités, peu importe l'heure, le lieu et les conditions?
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