dimanche 27 mai 2007

Inscription, bricolage et slush

'jour groupe!

Nous allons commencer par un avis d'intérêt public : l'été est commencé, il fait beau et j'ai fini l'école. Toutes ces raisons impliquent que je passe beaucoup moins de temps devant un ordinateur. N'attendez donc pas de moi que je rédige plus de 2 ou 3 billets par mois. Pas le temps, pas le goût, cherchez moi pas, j'suis dehors.

Mais en ce jour, je travaille et de soir. Donc pas grand chose à faire et beaucoup de temps à tuer. Je D-É-T-E-S-T-E travailler le dimanche. J'suis pas religieuse mais travailler le dimanche me donne le goût de me remettre aux dévotions. Le dimanche, c'est la journée pour feeler vache, pour rien faire sans culpabiliser, pour aller voir le monde parce qu'on est pas mal sûrs qu'ils sont chez eux. Le dimanche, c'est un jour de repos. Parlant de repos, je m'ENDORS. J'ai le goût d'adopter une position horizontale, de fermer les yeux et de me laisser aller à la somnolence. De foutre le camp sur mon divan et de farnienter dans la joie.

Sur le sujet de mon choix de carrière, sachez que j'ai accepté l'offre d'admission en enseignement secondaire en histoire, éthique et culture religieuse, dans le cheminement passerelle. Dès cet automne, je commence, avec un stage dans une école secondaire. J'ai procédé à l'inscription vendredi matin et depuis ce jour, l'angoisse me ronge à savoir : vais-je aller perdre mon temps parce que je n'ai aucun talent pour l'enseignement? Je me dis qu'après un an d'études et de stage, je vais savoir où j'en suis mais... assez freakant!

Hier, l'Élu, l'Amie-d'école et moi avons préparé notre petit jardin balconnier. Nous avons également bricolé tout plein de trucs avec la «drill» et la «jigsaw» (scie sauteuse). On se sentait dans une émission de «Home makeover». S'tait le fun. J'aime ça bricoler, on dirait qu'après ça j'en ai pour une semaine à avoir le goût de construire des affaires. On se sent puissant et débrouillard quand on fait quelque chose soi-même. C'est agréable. Les gens devraient prendre le temps de FAIRE quelque chose de temps en temps. Créer un objet, le penser, aller chercher les matériaux et le construire. C'est très valorisant. Les gens achètent trop tout le temps. Moi, la prochaine fois que je veux un cure-dent, c'est décidé, je vais couper l'arbre d'en avant et je me le gosse.

Chien : 7,6 lbs and growing
Plantes : 6 sortes de tomates, cerises de terre, piments forts et salades à venir
Slushs puppies depuis le début mai: 5, et on continue!

Je sens que l'été va être cozy.

lundi 14 mai 2007

Actualités personnelles et publiques

Petit manque d'assiduité n'est-ce pas? fin des cours oblige, je passe beaucoup moins de temps devant un écran d'ordinateur et quand j'y suis, c'est pour travailler. Je profite donc d'une petite période creuse au bureau pour vous revenir avec des nouvelles.

Premièrement: j'ai, samedi dernier, accepté une offre d'admission au cheminement passerelle du baccalauréat en enseignement secondaire de l'histoire, éthique et culture religieuse. WOW! JE vais être un prof. En tout cas, je vais essayer. C'est assez angoissant comme choix de carrière quand on constate ce qui se passe ces jours-ci dans le monde de l'éducation. Peut-être ce blog n'a-t-il plus sa raison d'être puisque je «sais» maintenant ce que je serai quand je serai grande? N'ayez crainte, je suis capable de changer de cap à 2 mètres du fil d'arrivée. Ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

Deuxièmement: hier, est arrivé quelque chose de dramatique. Naslun le chien, qui sautille gaiement vers ses trois mois, est allé au parc avec l'Élu et les parents de celui-ci pendant que moi, mère indigne (dois-je verser des droits d'auteurs pour cette expression maintenant?), j'allai m'acheter de jolis souliers pas chers avec la soeur de l'Élu. Vers 16h, mon cellulaire se met à vibrer et à envahir mes oreilles d'une agaçante musique de style latino (pas mon choix, celui de l'Élu). C'est donc lui, l'Élu, qui me téléphone pour m'annoncer que notre chien, le centre de mon univers depuis 15 jours, le presque-bébé dont j'ai été témoin des moindres changements et progrès, avait profité de la chaude journée de mai pour se garrocher dans le bassin du parc Cartier-Bréboeuf et s'ébattre dans l'eau. EN MON ABSENCE!!!!!! Je suis meutrie! J'ai l'impression d'avoir manqué les premiers pas de mon futur rejeton! Moi qui me faisais une joie d'amener le petit canin dans mon patelin natale pour le prochain week-end et de nager avec lui dans le lac parental!!!! Triste! (sob)

Troisièmement: j'ai une déclaration, un aveu, une confession. Vous savez, une marsouine, ça vit dans l'eau. L'eau c'est bleu. Donc, par la force des choses, je suis péquiste. Membre en règle. Et la semaine a été dure pour moi. Mon chef adoré, pour qui j'avais d'ailleurs voté en 2005 et qui suscitait de vigoureux affrontement entre mon homophobe de père et moi, a cédé sous la pression et a finalement accomplit l'inévitable : il a démissionné. Ce n'était même plus un choix, c'était seulement une question de temps. Les temps sont durs pour les péquistes, la droite prend du pic et la tendance au conservatisme se maintient.

Au moins, moi, j'ai un chien pour me remonter le moral!

lundi 7 mai 2007

De retour des profondeurs

Wow! Un long moment depuis mon dernier billet non? Je vous dois un minimum d'explications. Il me faut donc vous annoncer une grande nouvelle : au cours des deux dernières semaines, la famille Marsouine-Élu s'est agrandie d'un nouveau membre. Il est noir, a deux mois, demande beaucoup d'attention et s'appelle... Naslun!!! Vous avez deviné, c'est un pitou. Pendant une fraction de seconde, avouez que vous avez cru que l'Élu et moi avions adopté un petit africain hein? nononononon nous concevrons un jour de la bonne vieille manière.. un soir de noël, ben saouls, qu'on se rappelera même pas le lendemain de ce qu'on a fait.

Deuxième grande annonce : je suis officieusement bacchelière es arts depuis samedi le 28 avril!!! wouhou!! J'attends mes notes de session mais je suis optimiste! héhé! Mais avec la fin de session et le chien, arrivent un autre grand défi: les réponses aux demandes d'admission. J'ai été acceptée en enseignement collégial.... offre que j'ai refusé immédiatement. J'ai aussitôt fait une demande pour un certificat en journalisme. Je croyais avoir pris ma décision mais BADANG! revirement inattendu dans la boîte aux lettre: acceptation définitive au baccalauréat en enseignement secondaire et conditionelle au programme passerelle (bac en enseignement condensé) selon la moyenne générale (on me demande 3 ou plus, je suis à 2.93) finale de mon BACC. Merde! une autre remise en question! Veux-je être journaliste ou prof? Faisons une liste de pour ou contre.

1.
Journalisme: Permet de donner l'impression de tout savoir.
Enseignement: Permet aussi de donner l'impression de tout savoir mais devant un public plus crédule mais moins respectueux ( remarquez que c'est pas toujours vrai, il y a des méchants qui chiâlent contre les journalistes...)

2.
Journalisme: Beaucoup d'écriture
Enseignement: Beaucoup de correction... est-ce que ça compte comme de l'écriture?

3.
Enseignement: Travailler avec des enfants/jeunes.
Journalisme: Travailler avec des adultes qui peuvent se révéler être des bébés gâtés

4.
Journalisme: Congés intéressants mais beaucoup de travail à la maison
Enseignement: Plus ou moins la même chose...

Etc.

Bref, après toutes ces importantes considérations, je me retrouve au point de départ, avec la seule conviction que je n'enseignerai JAMAIS le journalisme.... on peut abuser d'une bonne chose vous savez. :)

jeudi 26 avril 2007

La portée de nos actes

Je voulais vous parler aujourd'hui mais je ne savais pas de quoi. Maintenant j'ai trouvé, et ce ne sera pas drôle ou ludique. Ce sera sérieux.

Un enfant est mort hier soir. Une querelle, un coup de poing mal placé et hop! C'est la tempe qui a accusé le coup, probablement le seul moyen de tuer quelqu'un de cette façon. Pendant la prochaine semaine (au moins) on va avoir droit à toute sorte de débats : les jeunes sont-ils trop exposés à la violence, comment se fait-il que ce genre de choses se produise, quel genre de parents élève un enfant qui réagit comme ça, etc. On va faire couler beaucoup d'encre, monopoliser du temps d'antenne mais peu de personnes vont vraiment s'intéresser à la situation. Personne ne va vraiment essayer de comprendre.

On va essayer de savoir qui a déclenché la bataille. Pour une casquette il paraît. Mais ce n'est pas ça qui compte. Peut-être que le jeune qui s'est fait taper, ça fait des années qu'il se fait crier des noms dans la cour d'école. Peut-être qu'il a essayer de riposter et en volant la casquette d'un de ses agresseurs, ou d'un autre, pour se venger. Ou alors peut-être que c'est l'autre, celui qui a frappé, qui endure depuis des années les flèches de ses camarades. Les garçons frappent, les filles bitchent. Peu importe, c'est le même problème et ce n'est pas rare que quelqu'un en meure. Peut-être qu'un des deux jeunes vit une situation intolérable à la maison. Ce sont des enfants, ils n'ont pas la même mesure que nous, ce qui peut sembler bénin à un adulte peut être la fin du monde pour un enfant.

Ce qui compte, c'est qu'on a un enfant mort et un autre qui va vivre tout le reste de sa vie avec ce geste sur sa conscience. Ce qui compte, c'est que ce coup de poing, ce n'est probablement pas un geste isolé entre deux grands amis qui viennent de familles parfaites. Parce que des familles parfaites, ça n'existe pas.

La violence est partout. Les enfants sont seulement l'expression de la violence latente dans tous les rapports de la société. Les rancoeurs entre voisins, les coups bas entre collègues, les mesquineries entre «amis», les tensions entre les conjoints. Tout cela génère de la violence en nous, de la violence qu'on nie, de la violence qu'on n'exprime pas. Parce qu'il faut être forts, il faut être insensibles à ce qui nous entoure, pour projeter une bonne image.

Les enfants n'ont pas ces conventions sociales pour brimer leur comportement. Quand la colère leur monte à la tête, ce n'est pas le mur qu'ils frappent, en détournant la tête, écarlate de rage. Et parfois, c'est un des leurs qui payent... ou plus souvent eux-mêmes.

Là où je veux en venir, c'est que cet acte est dramatique, alarmant et inquiétant. Quel genre de société sommes-nous devenu pour que nos enfants soient malheureux au point d'en venir à ces extrémités?

mardi 24 avril 2007

Dernières gouttes de la montée de lait...

Dans la lignée du billet précédent, je vous soumet un texte antérieur, publié dans mon journal d'association étudiante.

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Révolte d’un « B »

Aujourd’hui, la société en est une de plaisir et de performance. Il faut se démarquer, être original ou être tellement conforme qu’on en devient spécial. Il n’y a plus de place pour le rebelle modéré. On ne peut plus être seulement soi car ce « soi » est maintenant trop banal. Il faut être flamboyant, coloré, engagé, brillant. C’est affolant d’être un « B ». Cette lettre qui crie: « Tu surpasses peut-être les cancres mais tu ne brilleras jamais au firmament. Quoi que tu fasses, tu seras toujours deuxième. »

Qu’il soit plus (+) ou moins (-), un « B » reste un « B ». Alors la plupart des « B » aspirent à devenir « A ». Mais si le « A » ne nous intéresse pas ? Le « A » hurle : « Tu y es ! Tu es au sommet ! MAIS sois toujours sur tes gardes car il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne. » Le « A » est synonyme de succès, de dépassement de soi, de se démarquer de la masse. Il signifie cependant aussi : attentes, pression, jalousie, exigences. « ATTENTION ! TU DOIS PROUVER QUE CE N’EST PAS UN ACCIDENT, tu dois accumuler les succès, les maintenir, ne pas flancher car alors, on saurait que tu n’es pas un « A », que tu n’es qu’un « B » qui tente de se faufiler parmi les grands. »

Le « A » fait peur, le « A » suscite des attentes. Quant au « B », personne ne s’attend à rien d’un « B ». Le « B », c’est un « A » qui n’a pas donné son 100%. On ne conçoit pas que le « B » soit suffisant pour certains. Un « B », c’est un « A » qui a abandonné en cours de route. On a toujours dit au « B » : « Si tu travaillais plus fort, tu serais un « A ». » Mais être un « A », ce n’est pas pour tout le monde. C’est possible pour plusieurs, mais on peut refuser sciemment de l’être. Un « B » peut faire le choix d’être un « B ». Un « B » peut être quelqu’un qui a refusé de se soumettre à la dictature du « A ». Un « B » peut aimer être un « B ». Être un « B » a déjà été très satisfaisant. Mais le « B » est aujourd’hui la pâle ombre du « A ». Il faut être « A », ou périr.

À BAS LE S « A », « B », « C » ou « D » de tout acabit !

À bas l’esclavage de l’excellence, mesurée selon des critères dépassés et subjectifs, complètement inadéquats pour la majorité des gens.

À bas la standardisation de l’intelligence !

À bas la catégorisation selon des barèmes rigides et dépassés !

À bas cette société de performance qui ne reconnaît plus la valeur humaine !

Descendez dans la rue, « B » de tous les coins du monde ! Réclamez votre droit d’être reconnus pour ce que vous êtes : des êtres compétents dont le système ne reconnaît pas la juste valeur et qui n’attendent que d’en sortir pour s’épanouir et devenir encore plus intéressants que d’insipides « A ».

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Bon. Un peu cliché et gros comme truc je vous l'accorde. Mais ça avait le mérite d'être sincère sur le fond
:D