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mardi 21 juillet 2009

La Marsouine cause un scandale

Nous sommes de retour de vacances aux Îles-de-la-Madeleine. Nous étions partis deux semaines avec mes beaux-parents pour aller présenter le Marsouineau à la famille de mon beau-père dont ses arrières grand-parents (au bébé là, pas à mon beau-père sinon ils seraient mathusalemiens!).

Avant d'expliquer mon histoire, il vous faut savoir que j'allaite mon fils et ce n'importe où et devant n'importe qui. La pudeur a pris le bord pendant l'accouchement et la paresse a eu raison du peu qui me restait. Bref, l'expérience est des plus agréables et me rend la vie pas mal plus simple. J'ai déjà allaité dans des restaurants au Québec et parfois avec des vêtements qui ne me permettaient pas beaucoup de subtilité et j'ai été moi-même surprise de constater à quel point les gens sont à l'aise à la vue d'une femme qui allaite. Pour une fois que mes compatriotes m'épatent! :)

Le scandale n'a donc pas eu lieu lors de notre séjour madelinien mais plutôt pendant le trajet de retour. Nous avons fait escale dans la capitale du Nouveau Brunswick: Fredericton. Vu notre ignorance de la ville et l'heure tardive, nous avons choisi de souper au restaurant de l'hôtel. Mais Bébé était fatigué lui aussi et au moment où la soupe arrivait sur la table, il était devenu très très grognon et j'envisageais déjà de devoir abandonner le souper pour retourner à la chambre avec lui. J'ai donc opté pour l'option la plus simple: l'assommer à coup de lait maternel. Nous nous étions entassés à quatre dans une banquette en demi-cercle pour deux afin de mettre le siège de bébé dans le fond et j'étais «squeezée» entre l'Élu et le dit siège. Il y avait très peu de convives dans notre section du restaurant seulement un couple dans une banquette un peu plus loin et un autre qui prenait son dessert à une table de l'autre côté complètement de la pièce. Je défis donc subtilement mon soutien-gorge d'allaitement et achetai la paix en mettant Bébé au sein. Pouvant enfin relâcher mon attention, je revins dans la conversation de notre table. Je constatai pourtant beaucoup d'activité chez le couple à l'autre bout de la salle. La femme était assise dos à nous mais l'homme face à elle secouait vivement la tête d'un air de désapprobation en secouant son doigt dans notre direction avec des yeux exorbités. Je me rendis compte que je venais de scandaliser un puritain. Touriste américain en voyage? Protestant Nouveau-Brunswickain (??) un peu coincé? Je l'ignore. Je l'observais du coin de l'oeil en décrivant la situation à mes copains de table (l'Élu tentait de me convaincre que le monsieur était seulement outragé du prix de son addition!) quand je vis le Monsieur scandalisé discuter avec notre serveur. Je m'attendais au pire: expulsion du restaurant pour grossière indécence ou quelque chose du genre. Mais le serveur a eu l'air de dire comme lui pour le calmer et il lui apporta son addition.

En réalité, il s'agit d'un non-événement. Quelqu'un a réagit à la vue d'une mère qui allaite et a manifesté son désaccord un peu bruyamment. Mais ça m'a enragé! Parce que j'ai choisi d'allaiter pour offrir le meilleur à mon enfant. Parce que c'est la chose qui devrait être la plus naturelle au monde. Personne ne s'offusque de voir des chiots téter leur mère! Personne ne s'offusquerait de me voir donner une bouteille à mon fils! Pourquoi alors des gens réagissent-ils à voir une femme donner le sein à son enfant? À cause de l'association entre sein et sexualité et de tout les tabous entourant le sexe, hérité de notre passé judéo-chrétien ou du présent très présent des puritains protestants des États-Unis et du Canada.

En fait, ce qui m'énerve le plus, c'est que la chose soit encore un débat. C'est que des gens qui n'ont pas allaité et qui trouvent que c'est «don ben du trouble» me demande régulièrement quand j'ai l'intention d'arrêter. C'est que d'autre gens me disent que j'ai dû manger quelque chose que le bébé ne digère pas dès qu'il pleure un peu plus fort. En fait, j'en ai marre des gens qui se mêlent de quelque chose qui ne concernent que moi, mon mari et mon fils. Comme si je ne pensais jamais à nourrir mon enfant et que j'attendais que quelqu'un me dise : «je pense qu'il a faim» dès qu'il émet le moindre grognement. «Mon dieu, heureusement que vous me le dite, ça fait trois jours que je ne l'ai pas nourri!!», ai-je toujours envie de leur répondre.

Vive l'allaitement libre!

mercredi 16 avril 2008

L'accident de Naslun

Ce matin, Naslun-le-chien-obéissant-qui-désobéit-parfois a eu un accident. Il était environ 7h30. Malgré mon offre de le remplacer, l'Élu avait décidé de faire comme d'habitude et d'aller dehors pour, selon son expression, «vider le chien». Naslun fut donc libéré de sa cage chérie (il l'aime, sérieusement!) et après s'être étiré en baillant aux corneilles (ce serait plus aux pigeons dans notre quartier), il est venu en courant me sauter dessus dans le lit. Après m'avoir léché les joues jusqu'à ce que je me réveille, il sauta en bas du lit pour se précipiter vers la porte de derrière, où l'Élu s'époumonait à essayer de le faire venir depuis 2 bonnes minutes. Profitant des quelques secondes de répit qu'il me restait avant que Naslun-le-chien revienne m'attaquer, je me replongeai dans un demi-sommeil pré-douche.

Après une période de temps indéterminée, l'Élu revient précipitamment à l'intérieur et la phrase suivante me sort brusquement de la torpeur: «Le chien est tombé dans un trou d'une bonne douzaine de pied!!!». Je me redresse dans le lit, incertaine d'avoir bien compris. S'agissait-il d'une des blagues de mauvais goût de mon amoureux? «Non! il est tombé entre le banc de neige et le mur de l'Autre Caserne, dans la ruelle.» me répond-il en retournant dehors avec une pelle. Je m'habille en vitesse, sans même prendre la peine d'enfiler des sous-vêtements et je me précipite à l'extérieur, convaincue que mon petit chien est blessé et geint de douleur et de peur au fond d'un trou sans fond.

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Dans les faits, Naslun le chien avait reçu l'ordre, qu'il connaît bien, de retourner à la maison. Mais, comme il n'avait pas terminé son «affaire», il s'est sauvé de l'Élu dès que celui-ci a fait mine de s'approcher. Comme à son habitude, il est monté sur l'IMMENSE banc de neige qui est dans la ruelle derrière notre appartement pour.... ben vous voyez de quoi je parle. Sauf qu'il fait chaud depuis quelques jours. Et la neige a fondu, laissant un espace d'environ 6-8 pouces entre le mur de brique de 20 pieds de haut de l'Autre caserne et le banc de neige qui fait lui-même un bon 15 pieds. Et, en chien stupide, Naslun a voulu aller investiguer ce nouveau trou, glissant et disparaissant derrière le banc de neige. Heureusement, l'Élu avait été témoin de la scène car, comme il ne faisait pas de bruit, nous aurions pu le chercher TRÈS longtemps.

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J'arrive donc sur la scène et je vois l'Élu qui pellete de son mieux pour essayer de rejoindre le chien, sain et sauf et juste un peu mouillé. Un voisin serviable s'est rapidement joint à lui et je leur répétais de faire attention de ne pas faire s'effondrer la neige. Mon cerveau était rempli de flashbacks désagréable de La guerre des tuques, savez, la scène où le gros Saint-Bernard est enterré sous le fort de neige??? Il est mort dans le film le Saint-Bernard, et il était pas mal plus gros que mon chien.

Après une bonne demie-heure de pelletage de secours et avec l'aide de bonbons de foie séché, l'Élu a enfin pu extirper un Naslun trempé et ébranlé de derrière la montagne de neige. Il était 8h, l'Élu était en sueur et j'était en retard.

C'est pourquoi j'ai décidé de venir travailler en vélo. Fin!

vendredi 22 février 2008

«The one that will come to you for a meeting, he's the traitor» - Don Vito Corleone né Andolini

Depuis ma découverte du podcast, j'écoute religieusement ceux de Bazzo.TV (avec un peu de retard plus souvent qu'autrement). Cette semaine, un combat féroce s'y déroulait pour déterminer quel était le meilleur film américain de tous les temps. Louis Champagne a proposé Le Parrain II. (J'écoute en ce moment le podcast d'hier soir, j'imagine que c'est lui qui va gagner contre Annie Hall. Personnellement, la prétention et le narcissisme de Woody Allen m'exaspèrent.) N'ayant jamais vu que de courtes scènes du premier volet et m'étant souvent promis de me taper la trilogie, j'ai profité de l'inspiration pour passer à l'acte. Les réguliers de ce blogue savent que je suis une grande amatrice d'histoires épiques et d'épopées.

Mercredi soir, l'Élu et moi avons, vers 19h, amorcé une première projection, que nous n'avons pu interrompre avant 2h du matin, à la fin du second volet. Toutefois, après ce second épisode, j'étais sceptique. Après avoir terminé le dernier film, hier soir, je reste encore plus surprise du choix de Louis Champagne.

Le premier film est une valse, un tableau théâtral au rythme langoureux et hypnotique. Il est complet en soi et aurait pu ne pas avoir de suite sans problèmes. Digne d'une tragédie grecque! Le second film n'a pris tout son sens qu'au visionnement du troisième chapitre. Je le trouvais froid et rigide, avec la même structure générale mais sans l'impact du premier. Comme pour la plupart des trilogies, le deuxième film sert à développer l'histoire, à assurer une transition, à faire évoluer les personnages. Mais il n'a pas l'impact d'achèvement du second ni le charme fluide du premier. Bref, en ce qui concerne le Parrain, je ne vois que deux options: ne prendre que le premier ou prendre l'oeuvre en entier.

Sinon, j'ai été époustouflée par le panel d'acteurs. Je savais que j'y retrouverais Pacino et Brando, mais de voir Diane Keaton aussi jeune, De Niro dans le second, Andy Garcia dans le troisième (je l'ai toujours trouvé incroyablement séduisant) et, surtout, Robert Duvall (ROBERT DUVALL!!!!!! - Chris Griffin, Family Guy), fut un véritable délice. Il ne s'en fait plus des comme ça aujourd'hui!



Now Playing:

peter hates the godfather video


Bref, ça manquait à ma culture, ne serait-ce que pour les miliers d'allusions et de clichés qui en sont issus. Ça m'a fait un peu le même effet que quand j'ai vu Casablanca pour la première fois («Of all the gin joints in all the towns in all the world, she walks into mine»). Profitant de mon élan, j'ai décidé de voir d'autres films que je veux voir depuis longtemps et que je n'ai jamais vu en entier. Donc, au programme ce week-end: Citizen Kane et Apocalypse Now!

Entrée gratuite, apportez votre popcorn.

Mise à jour: J'ai fini d'écouter le podcasts. Le Parrain II a gagné. Est-ce grâce à l'intervention de Lulu? je ne saurais dire...

mercredi 19 décembre 2007

Les représailles

En cette mausus de période de Noël où je me soumets docilement au calvaire du magasinage (le moins souvent possible), je me suis laissée tenter, lundi dernier, par une virée au Dollorama.

** Avis public: Le dollorama de Place Fleur de Lys (Québec) ACCEPTE INTERAC!!!!! Wouhou!

Donc, en pleine séance dolloramesque, je suis tombée sur un bac rempli d'habits de Noël cheaps, pour chiens. N'écoutant que la capitaliste en moi, j'ai agrippé encore et encore accessoires, grelots, jouets, chapeaux, colliers, foulards et, surtout, une veste de Père Noël, sous les rires amusés de mon amie Géaime. De retour à la maison, en cachette de l'Élu qui, très prévisible, s'opposerait à nos plans diaboliques, nous avons capturé le Naslun et nous sommes esclaffées comme des écolières, en immobilisant tant bien que mal la créature pour lui enfiler ses nouveaux colifichets. Penaud et contrit, Naslun profita d'un moment d'inattention pour échapper à notre poigne et se réfugier sur le tapis de la porte arrière. L'Élu gronda, Naslun gronda, si bien que nous lui otâmes ses si jolis habits.

Toutefois, l'histoire ne s'arrête pas là. Blessé dans son orgueil et sa dignité, échaudé dans sa confiance aveugle, Naslun ne voulu plus que ni moi, ni Géaime (que pourtant il adore au point de gicler de joie sur ses bottes lorsqu'elle nous rends visite), ne l'approchions. La seule solution fut donc de l'amener dans la ruelle pour qu'il puisse se livrer à sa nouvelle activité favorite: courir après des balles de neiges et fouiller pour essayer de les trouver (les balles, une fois au sol, se confondant avec le RESTE de la neige, vous imaginez bien que la fouille est longue et rigolote). Je crus donc que la hache de guerre était enterrée.


ERREUR


Paraît que les chiens n'ont pas de mémoire à court terme. Paraît que les chiens ont un registre d'émotions limité: peur, joie, faim, soumission, domination, etc. Et bien hier soir, après une journée particulièrement pénible, je rentrai à la maison pour découvrir que NASLUN le chien avait déchiqueté, réduit en miette, complètement anihilé mon coffret DVD de collection du Seigneur des Anneaux!!!!

La morale de cette histoire: attention aux chiens habillés en Père Noël, ils sont entrain de ruminer leur vengeance.

jeudi 6 décembre 2007

«Ces choses qui ne se sont pas passées» une histoire fleur bleue pour ceux qui les aiment

Mesdames, aujourd'hui, je m'adresse plus particulièrement à vous. Messieurs, vous pouvez lire, peut-être même que cette histoire vous semblera plus familière que je ne le crois. Aujourd'hui, je vais vous raconter ce qui ne m'est pas arrivé.

Je vous imagine, clignant des yeux, croyant avoir mal lu. Nonon, je parle bien d'une histoire qui n'est pas arrivée. Car ce sont les pires, ces choses que nous n'avons pas faites. Elles nous hantent, reviennent aux moments les plus inattendus pour nous donner une pichnotte derrière la tête et nous faire penser «Et si....».

******

J'avais 18 ans. J'étais une petite collégienne fraîchement pêchée et déposée dans le grand aquarium qu'est Québec. Ne frayant presque qu'exclusivement avec des marsouins, je commençais, lentement, à fraterniser avec le monde extérieur. Je terminais une adolescence difficile de laquelle j'avais conservé une tendance au mélodrame et au romantisme (dans le vrai sens du terme, pas dans le sens fleurs et chocolat. Je sortais également d'un grand amour, à sens unique ET platonique, bien entendu. Pendant deux ans, j'ai souffert physiquement (j'étais intense comme ado voyez-vous) d'un amour impossible avec un collègue, qui vient d'ailleurs récemment de convoler, on lui souhaite du bonheur. Donc, récemment éconduite, j'étais à la recherche de mon prochain soupiré (en effet, on ne soupirait pas pour moi, JE soupirais pour d'autre). J'ai rencontré, au début de novembre, celui qui, après plusieurs mois de tergiversations ridicules, deviendrait mon premier «chum» sérieux, appelons le Mister J, avec qui j'ai partagé trois années un peu bizarres. Mais ce n'est pas lui mon histoire.

Mon histoire commence une semaine après la rencontre de Mister J. Des amies m'invitèrent chez elles pour rencontrer le copain de l'une d'elle. Copain qui était venu avec son meilleur ami. Des gaspésiens, avec un très très léger accent sexy. Bizarrement, le meilleur ami avait le même prénom que ma flamme précédente. À la différence près que celui-ci est tombé amoureux de moi, ce que j'ai appris assez rapidement. Il est devenu mon meilleur ami, celui qui partageait la plupart de mes activités, celui qui écoutait des films avec moi, même si je m'endormais toujours après 10 min (et que je ronflais... paraît-il). Et il m'écoutait lui parler de Mister J., stoïque et ferme, avec parfois, un drôle de regard. Une veille de Saint-Valentin, j'ai appris la mort d'un ami. Nous sommes allés dans mon bar de prédilection, j'étais amortie par l'alcool, fuyant cette nouvelle. Et là-bas, pour la seule et unique fois, il m'a embrassée.

Je crois que je n'oublierai jamais ce baiser. Un peu comme s'il m'avait transféré toute la force de ses sentiments par ce simple contact. J'ai été secouée. Après quelques minutes, je l'ai repoussé, marmonnant quelque chose à propos de Mister J. Nous n'en avons plus jamais parlé. Il est resté dans ma vie, acteur important mais spectateur transi de ma vie amoureuse. Trois ans plus tard, une semaine après ma 3e et dernière rupture avec Mister J., il disparut.

J'en gardais le souvenir du premier homme qui tomba amoureux de moi. Je me torturais à me demander ce qui se serait passé si j'avais fait un choix différent. Je l'ai retrouvé, il y a deux ans. Il habitait avec la femme qu'il avait rencontré quelques temps après que l'on se soit perdus de vue. Je ne sais pas pourquoi, ça m'a démolie. Égoïstement, une partie de moi voulait qu'il m'attende encore, comme dans les romans. Nous nous sommes revus, chez lui, seuls. Nous avons discuté, quelques heures. Sans savoir pourquoi, je m'étais coiffée et maquillée. Je voulais être à mon meilleur. Je suis partie, croisant sa conjointe à l'extérieur, sans qu'elle sache qui je suis. Juste avant de sortir, j'avais eu une impulsion, je m'étais jettée dans ses bras. Et, que ça ait été le fruit de mon imagination ou non, j'ai su, à ce moment précis, que, d'une certaine façon, il m'aimerait toujours, et moi aussi.

Depuis, il a une famille et semble heureux. Nous gardons un contact sporadique et légèrement superficiel, volontairement. J'ai depuis rencontré l'Élu et suis la Marsouine la plus heureuse du monde. Parce que je sais que le pouvoir de cette histoire, son intensité, vient du fait qu'elle ne s'est jamais produite. Si nous avions fait un bout de chemin ensemble, cette histoire ne serait que celle d'une relation passée. Mais sa beauté réside dans son souvenir, un souvenir qui nous fait frissonner et qui nous tapote l'épaule de temps en temps, et nous fait penser: «et si....»

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Et vous? Quelle est votre histoire qui ne s'est pas passée?

mercredi 5 décembre 2007

Les arpents blancs

Ma mère vient de m'appeler. Pour me dire que mon père s'était acheté un tracteur. Et qu'il est allé le chercher dans le village d'à côté. Sachez donc, chers lecteurs, qu'en ce moment précis, à 11h53, mon papa est entre la maison et le village, dans les côtes féroces de ma région. Et ce, à dos de tracteur!!!

Mon père a beaucoup de défauts, mais c'est pour des trucs fantasques et saugrenus comme ça que je l'aime.

:)

Fin de la tranche de vie

vendredi 26 octobre 2007

Statsaddict Anonymes

Bonjour à tous! C'est vendredi, il fait soleil et je cherche tout plein de raisons pour ne pas finir mon ultime roman de Kathy Reichs (où le sexy, magnifique et sensuel Andrew Ryan est plus présent que jamais. Non mais faut le faire, fantasmer à ce point là sur un personnage de roman!!!).

Pour repousser le moment fatidique, je renoue avec mes anciennes habitudes. J'avais, en effet, réussi à me départir de mon addiction aux stats de cet humble blog. Quel ne fut pas mon hilarité aujourd'hui en allant fouiller dans les mots-clé qui ont amené mes lecteurs dans le lagon marsouinesque! Je vous en fait une petite liste :

- «olé olé»
- «prendre un verre de bierre mon minou» (toujours agréable)
- «se magasiner» (moi je me suis achetée au Club Price, c'est pour ça que je suis en format club hihihihihi)
- «alpinisme nudisme»
- «argile verte pour cochon d'inde» (pour traiter quoi, je me le demande...)
- «banane et rhume chronique» (QUAND ai-je parlé de banane?????)
- «bière la plus fote» (fote???)
- «broue dans le toupet»
- «bureau en gros stupide» (sans commentaire)
- «c'est quoi qui mange les baleines» (ben, s't'affaire, c'est évident! C'est les gros vers dans Tremors!!!)
- «chatons qui puent et qui vomissent partout dans l'appart» .........
- «chien qui vit 14 ans»
- «comment respire un carlin» (par le nez!)
- «comment un chaton mâle fait pipi» (par le zouizoui!!!)
- «contorsion sexe» (encore une fois: regard éberlué!)
- «femmes attachées histoire d'o» (brrrrr)
- «filles en jupettes» (on tombe dans le pervers là!)
- «hormones féminines dans la bière pps» (je sais, c'est un complot pour détruire les hommes!)
- «la description la plus succinte de Céline Dion» (pioche?)
- «la vie d'une banane» (c'est quoi encore cette histoire de banane! Voulez-vous ben me dire quand est-ce que je parle de banane moi???)
- «nudisme suedoise»
- «pipi caca froc» (bon.... là je commence à me poser des questions...)
- «quand doit-on poser des pneus d'hiver» (MAINTENANT!)
- «truc qui rend fou» (lire les mots-clés qui ont mené à mon blog!!!!)

J'arrête ici je vais faire une overdose. Merde c'est assez malade ces choses-là! Pas sûre que j'apprécie que des gens qui font des recherches sur la vie d'une banane ou sur des alpiniste nus arrivent sur mon blog....

* Fait intéressant : le test du cerveau est ce qui a généré le plus de liens, les différentes combinaisons de mots-clés y faisaint référence sont légion.

jeudi 18 octobre 2007

Bouilli perdu

Vous savez, des fois, on pose quelque chose à un endroit en se disant que c'est un plan pour l'oublier là. Inévitablement, on finit par l'oublier. J'ai oublié ma boîte à lunch au resto ce matin. Gêeeeenant! :) Dedans, un plat du bouilli que j'ai fait hier. Un vif succès d'ailleurs, ce bouilli. Ma mère est venu souper et c'est son plat favori. La semaine dernière, ma première expérience de poulet chasseur m'a appris aussi que c'était le plat préféré de l'Élu (?????? un an et je ne savais pas ça????). Celui-ci m'a vertement reproché, à cet effet, d'inviter les gens dont c'est le mets préféré lorsque j'essaye une nouvelle recette. Je l'ai envoyé balader.

Sur un autre sujet, merci à tous pour les conseils/encouragements/bonnes intentions suite au billet précédent. J'ai rencontré la psychologue ce matin qui a été aussi un peu troublée par les mots du médecin mais semble-t-il que les prescriptions sont grandement en deça du diagnostic. Bref, il s'agit en fait de pilules pour m'aider à dormir et à prendre en cas d'attaque de panique. J'aurais bien aimé des explications aussi claires hier. Remarquez que maintenant, les docteurs nous fourguent une prescription et c'est le pharmacien qui nous explique les détails. Mais rassurez-vous, je vois ma doc habituelle dans peu de temps et elle n'aime pas plus les pilules que moi. Je me fierai donc à ses conseils.

En dehors de ça, la rencontre de ce matin a fait beaucoup de bien. Je ne sais pas vraiment comment l'expliquer en mots mais il se passe des choses dans ma tête. On verra bien où ça mène.

Je vous rassure tout de suite cependant. Je n'ai pas l'intention de poursuivre dans la tendance journal intime que ce blog a emprunté depuis une semaine. L'ouragan qui a secoué mon quotidien a nécessité que j'exploite mes billets comme d'une soupape pour éviter l'explosion. Mais j'ai la ferme intention d'en revenir à mes anciennes amours soit les péripéties du 320 (Marsouine, Élu et Naslun) et, comme je ne peux plus critiquer les cours en enseignement, je vais peut-être même me mettre à la politique...

dimanche 30 septembre 2007

L'histoire sans fin...

Vous vous souvenez de ce film? En fait, il y a eu deux sequel et le jeune Jonathan Brandis n'a joué que dans le second. Jonathan Brandis était l'homme de ma vie quand j'avais 10-12 ans. J'ai été très surprise d'apprendre qu'il s'était suicidé en 2003. Mais ce billet n'est pas pour vous raconter la triste fin de Jonathan Brandis (mieux connu par son personnage de Lucas dans SeaQuest héhé). Non, aujourd'hui, je vous rapporte les développements de mon histoire sans fin personnelle... Le mystère du bac bleu!


Honnêtement, j'ai presque honte de vous turlupiner encore avec ça, mais afin de lever le blâme sur les innocents, le devoir et la décence m'oblige à le faire. En effet, vendredi vers 18h, l'Élu et moi sommes alé cogner chez Sof afin de savoir si elles avaient notre bac. Parce que celui-ci avait ENCORE disparu. Bref, jase avec la coloc de Sof qui nous dit qu'effectivement, la semaine précédente, elles avaient pris le premier bac qu'elles avaient vu. Toutefois, cette semaine, elles étaient aussi au dépourvu puisque le bandit sévissait AUSSI CHEZ ELLES!!!!!

Nous avons donc maintenant la preuve formelle et indéniable que sévit un marché noir lucratif de recel de bac bleu. Et comme je ne veux pas me retrouver à pourrir dans la rivière Saint-Charles pour avoir trop publicisé leurs activités, c'est la dernière fois que j'en parle ici. Je cède sous la menace mes amis, je ne suis qu'une poltrone...

vendredi 28 septembre 2007

Un criminel si proche!

Le mystère est finalement résolu!!! Nous avons découvert QUI volait notre bac bleu. C'était mon ami Sof!!! qui est déménagée à côté de chez nous cet été. Ironique que ce soit mon amie du BACC qui me vole mon BAC! (hihihih). Nous ne l'avons pas encore confronté avec son larcin, mais l'arme du crime est de retour à sa place.

personnellement, je crois qu'elle n'a juste pas le courage d'aller s'en chercher un à la ville et comme elle ne connaît pas nécessairement le nom de famille de l'Élu (qui est inscrit sur le bac) elle ne sait probablement même pas que c'est le nôtre...

mardi 25 septembre 2007

Récidive

Quelqu'un a encore volé notre bac bleu.... est-ce qu'il y a un marché noir pour les bacs de recyclage à propos duquel je ne connais absolument rien? C'est à n'y rien comprendre.

jeudi 20 septembre 2007

Sherlocksouine

Vous vous souvenez que dans le billet intitulé Soubresaut estival, je vous avais mis sur la piste d'un mystérieux voleur de bac bleu à recyclage. Le crime s'est déroulé entre le vendredi, pendant Envol et Macadam, et le dimanche suivant. Notre cher bac bleu, qui avait été déposé sur le bord de la rue le vendredi matin, jour des vidanges, avait été machiavéliquement subtilisé, malgré les informations inscrites au crayon indélébile, permettant d'affirmer notre possession de l'objet.

Hé bien plus d'une semaine plus tard, soit lundi dernier, vers 16h, l'arme du crime a été restituée. L'Élu était venu me chercher à l'Université après son travail. Nous sommes arrivés à la maison, en face de laquelle il n'y avait pas de bac bleu quand nous sommes partis le matin même, et que vis-je? Un bac solitaire, identifié à notre nom et adresse, qui trône devant notre escalier.

Je ne sais pas si je dois cet acte magnifique à un justicier masqué qui se trouve parmi mes lecteurs adorés (prof masqué, si vous n'étions point montréaliais, j'me poserions des questions...) ou encore si c'est une puissance divine qui a voulu nous manifester sa présence. Dans les deux cas, sachez que le 320 a repris ses activités de recyclage et que Naslun le chien en est bien désolé, tout heureux qu'il était de déchiqueter les cartons qui traînaient sur la galerie dès qu'il échappait à notre surveillance.

Rencontre d'un certain type, part II

Ce midi, en terminant mon cours, je suis allé, comme d'habitude, prendre l'autobus à l'arrêt du pavillon Desjardins. En passant devant le FAS (pavillon Félix-Antoine-Savard), des employés de la construction s'affairent à déplacer d'énormes camions (symbole phallique? sais pas. Mon prof du cours Psychologie de l'adolescence a trop parlé de sexe cette semaine. Déclaration du jour: Freud était d'abord et avant tout un obsédé.) Arrivé à l'arrêt, pas d'autobus (des dizaines en réalité, mais dans la mauvaise direction). Je prends le temps de fumer une p'tite clope (ma saison achève, j'arrête toujours vers mon anniversaire, en octobre). Avant tout, je suis allé prendre une copie du Voir de la semaine et j'attends d'être bien assise dans l'autobus pour voir si mes attentes sont comblées. Malheur! La première 800 qui arrive est pleine, je dois faire la majeure partie du trajet debout. Après avoir indiqué à un américain comment se rendre sur la rue Couillard, je peux enfin m'assoir après l'arrêt Place d'Youville. Mais mon trajet s'achève, pas le temps de lire!

Une fois au travail, je peux enfin accomplir mon rituel hebdomadaire soit lire Desjardins et attendre d'avoir du temps pour finir le Voir. Ouiiii! C'est bien ce que je pensais. Même si l'auteur lui-même avait confirmé mes présomptions, j'étais impatiente de voir comment tout cela allait sortir sur papier. (à lire ici) Bien sûr, je suis absente du texte mais ça me satisfait, ma notoriété étant déjà suffisament grande pour mon petit moi. Toutefois, je constate que mon Bourgeois Bollé préféré occupe une grande place dans l'article! Je venais justement de passer un petit quinze minutes avec lui avant de me diriger vers l'autobus.

Je dois vous parler un peu de BB. BB est très intelligent. Le problème, c'est qu'il le sait. Et il a beaucoup d'idées préconçues. Que je m'empresse de détruire dès que j'en ai l'occasion. C'est pourquoi, au début de nos fréquentations, je le détestais. Et j'aimais le détester. Et puis, tache comme il l'est, he grew on me. Aujourd'hui, je le considère comme l'un de mes meilleurs amis, qui a la grande qualité de me donner l'opportunité de lui dire tout ce que je pense de lui en pleine face, sans aucun ménagement, et je ne me gêne pas, et qui reçoit mes commentaires soit avec humour, soit avec suprise, soit avec frustration (parce que j'ai toujours raison, c'est ce qui l'énerve). Bref, on s'aime.

Donc, merci BB d'avoir dit des choses intelligentes. Toi et moi, on devrait avoir une émission de radio.

p.s. Je dois préciser qe BB ne lis pas mon blog, auquel il reproche de s'enfoncer trop régulièrement dans le quotidien insipide. Vous voyez le genre de relation? :)

jeudi 13 septembre 2007

Rencontre d'un certain type

Bonjour! En ce merveilleux jeudi, qui marque pour moi la fin de la semaine de cours, j'ai décidé de trancher avec ma dépression chronique des derniers jours et de vous offrir autre chose pour la journée.

Après mon cours du jeudi matin, je me suis dirigée d'un pas lent vers la station d'autobus du pavillon Desjardins. En passant devant le FAS (Félix-Antoine-Savard, l'une des typiques tour de l'Université Laval), j'ai constaté que celui-ci était en réparation, avec une grosse clôture en plastique orange qui me coupait le chemin piéton (trottoir). Je me suis donc engagée autour de la clôture, en observant les gens que je croisais. Il y en avait beaucoup, puisque c'était l'heure où tout le monde sort des cours ou arrive pour le suivant, majoritairement des filles en jupettes très peu efficaces contre le froid d'aujourd'hui. En arrivant à la hauteur d'un des travailleurs de la construction, j'entends celui-ci dire à son voisin : «Ouais, 11h30, s'tune maudite belle heure!» J'ai bien rigolé.

Après ce moment de détente, j'ai poursuivi mon chemin vers l'arrêt d'autobus. À peine approchais-je de l'arrêt qu'une jolie 801 fit son apparition. Rapide comme l'éclair, je courrus attraper le nouveau Voir avant de monter dans l'autobus, pour m'installer dans la section «à quatre» (c'est-à-dire, le seul endroit dans l'autobus ou deux sièges doubles se font face). Devant moi : deux jeunes filles du style trendy. C'est alors qu'arrive à mes côté, un jeune homme que je n'ai qu'entraperçu. Il me bouscule involontairement, l'autobus ayant démarré pendant qu'il s'asseyait. J'ouvre le Voir pour lire Desjardins mais je tombe d'abord sur une critique de la performance de Karkwa à Envol et Macadam (selon moi: MAGISTRAL, ENVOÛTANT, PÉNÉTRANT, etc. etc.). J'ai lu environ la moitié de Desjardins quand mon voisin (qui gribouille depuis notre départ dans un petit cahier, ce que je trouvais très mignon d'ailleurs) commence à interviewer la fille devant moi à propos de la musique qu'elle écoute au même moment dans son iPod. J'écoute leur conversation, me disant en mon for que c'était bien dommage, mon mini étant dans l'auto pour prendre la relève du lecteur CD, qui a remis sa démission. J'aurais eu bien plus à dire sur la musique que la jolie dame. Je ne lève toutefois pas les yeux de mon Voir, ne voulant pas avoir l'air d'écouter. La conversation se termine, le jeune homme précise que c'est pour un article, sans nommer le média auquel il est lié. Ça me démange de lui poser la question mais j'avais la nausée et je ne voulais pas lui gerber dessus (je ne suis pas capable de lire dans un véhicule en mouvement, et pourtant je m'acharne!). À l'arrêt suivant, il se lève et quitte l'autobus. Je retourne à Desjardins et le reste du trajet est sans histoire, à part un homme sandwich (vraiment sandwich, les pancartes étaient des tranches de pain) qui faisait de la pub pour le Cochon Dingue au coin de Sallaberry et René-Lévesque.

J'arrive au travail, j'ouvre MSN et mon ami BB (bourgeois bollé, mais je l'aime quand même) m'écrit : «Je crois que je viens d'être interviewé à l'université par David Desjardins.» CLING CLING CLING dans ma tête. Je confirme mes soupçons en demandant à BB si c'était à propos de ce qui jouait dans son iPod. Confirmation de la part de BB.

Donc, si les suppositions de BB sont justes (car je n'ai jamais envisagé mon voisin directement, et ma vision périphérique n'est plus ce qu'elle était. Et Desjardins écrit, donc je n'ai jamais entendu sa voix) David Desjardins interviewait la demoiselle devant moi pendant que je lisais son éditorial! Messemblait aussi qu'il avait eu l'air de trouver ça drôle que je lise le Voir. Donc, surveillez le Voir de Québec, si Desjardins sort un article sur la musique que les gens écoute sur leur iPod et qu'il mentionne qu'il interviewait une fille dans l'autobus pendant qu'une autre à côté de lui le lisait sans savoir qu'il était à côté et bien sachez que c'était moi!

.... sinon ben c'était beaucoup de mots pour rien dire. Au moins, il avait l'air cute :)

mardi 11 septembre 2007

Call me Mme Élu

Non, je ne me suis pas mariée. Je viens de recevoir un téléphone d'une compagnie qui veut laver mes tapis (on n'en a pas de tapis! Juste du bois franc!). Quand j'ai répondu, une voix a dit : oui, Madame **** ? (**** étant le nom de famille de l'Élu). J'ai du prendre un bon 15 secondes avant de comprendre qu'elle parlait de moi.

Anecdote sans attrait me direz-vous. Je sais, mais ça me permet d'introduire la suite de ce billet, que nous nommerons : «Aboutissements et joies ou comment la vie va mieux». Bref, hier, je suis allé à l'université pour faire ma sélection des dix stages qui me tentaient.... sur un total de dix. Heureusement, j'ai pu les mettre dans un ordre de préférence. En tant que no. 6 du panel, je ne m'attendais guère à obtenir le SEUL et UNIQUE stage en histoire restant. Ô comble de joie! Je l'ai obtenu, dans un poly de Beauport, donc pas très loin, et surtout, en secondaire IV!!! Je ne voulais pas commencer avec des plus jeunes, fouillez moi pourquoi. Seul hic: mon enseignant associé et moi, en plus de partager le même nom de famille, avons relativement le même prénom. Je sens que les jeunes vont avoir du fun.

De plus, ce matin, je suis allé passer une entrevue pour l'emploi dont je parlais dans un billet précédent et tout semble sur la bonne voie. Bref, les choses se remettent en place tranquillement. Il ne me reste qu'à m'auto-botter le derrière pour me mettre à jour dans mes lectures (deuxième semaine, déjà en retard...) Je vous quitte sur une autre anecdote, cette fois pleine de suspense et de rebondissement.

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2:34 du matin. Je me réveille brusquement. L'Élu est debout à côté du lit. Il me regarde et se dirige vers la porte de la chambre en criant : «aie c'est qui qui est là?». Je suis toute endormie et je tente de me réveiller. Je comprends qu'il y a quelqu'un dans l'appart, que l'Élu est entrain d'aller le confronter en boxer, sans même prendre la peine de s'armer, ne serait-ce que d'une brosse à cheveux. Je saute du lit à sa suite (en bobette, pas vraiment plus intelligent). Il me chuchote qu'il a entendu des pas et quelqu'un fouiller et qu'il s'est réfugié probablement dans la petite chambre (bureau). Il ouvre la lumière de la cuisine. Aucun signe que quoi que ce soit ait été déplacé, perplexe, nous nous apprêtons à aller vérifier dans la salle d'ordi quand quelque chose bouge sous la table. Nous nous penchons pour y découvrir.... le gros chat noir qui n'arrête pas de venir sur notre galerie (qui est fermée par une barrière et de la cage à poule afin d'éviter, quand il n'était pas plus gros que la main de l'Élu, que Naslun se pitche en bas du 3e). J'avais remarqué en me réveillant qu'il s'était mis à pleuvoir et ma première pensée avait été: ai-je du linge sur la corde. Le chat, profitant de la fenêtre ouverte du bureau, s'était réfugié à l'intérieur pour éviter la pluie. Dès qu'il se vit découvert, il pris ses pattes à son cou et repartit par où il était venu. Sans que je comprenne ce qui s'était passé, nous sommes retournés nous coucher.

Ce matin, en revenant de faire les courses, le même chat était sur la galerie avant du voisin du 1er et attendait le moment propice pour sauter par LEUR fenêtre... au moins l'heure est plus décente.


mardi 21 août 2007

Olé olé

Ça a l'air que pour intéresser le monde, faut parler de sexe, de cul et autres lubricités du genre? Et bien ce soir, je ne vous dirai que ceci. J'ai téléphoné à l'Élu, vers 22h, pour lui demander d'aller m'acheter des raisins (j'ai toujours faim quand je finis de travailler le soir). Réticent, il n'a pas cédé devant mes supplications. Toujours est-il que, à 22h19, j'ai reçu le téléphone suivant:

« Il y a des raisins qui sont miraculeusement apparus sur la table de la cuisine. Si, en arrivant, tu as envie de faire des miracles toi aussi, sache que j'ai pris une douche. »

Hum......

mercredi 15 août 2007

Riiiiiichaaaaaard!

Je ne vous ai encore jamais parlé de Richard. Mais aujourd'hui, je dois le faire, pour une raison toute simple: je m'ennnnuiiiiie de Richaaaard! L'Élu aussi d'ailleurs (en fait, je suis pas mal certaine qu'il le pleure en cachette une fois de temps en temps). Mais qui est ce Richard?

À nos début, à moi et l'Élu, nous n'habitions pas encore sous le même toit (nonononon). Donc, pour que l'Élu puisse boucler, il lui fallait un/une coloc. Sa très cool ex-copine avait emprunté la petite chambre pour l'été mais elle devait quitter pour la grand-ville-qui-pue en septembre dernier. Donc, l'Élu, comme une bonne petite fourmi préventive, avait trouvé une p'tite française sur internet. Une p'tite française qui avait supposément voyagé et vu du monde, comme lui croyait-il. ERREUR! Nous nous sommes retrouvés, pendant tout le mois de septembre, avec une petite chose fragile, chialeuse, précieuse, qui n'avait pas cru bon de s'amener ni manteau d'hiver, ni botte (inconscience TOTALE face au climat québécois) et qui, lorsque la glaciale température de septembre (genre 15 degrés) traversait le peu de chair qui recouvrait ses os, s'emmitouflait dans un châaaaale qui avait des air de filet pour pêcher une baleine (comprendre: des trous gros comme des cartes à jouer). Heureusement pour nous, la petite drama-queen au nom Shakespearien a décidé de lever les feutres début octobre (sans payer le loyer bien sûr) après un épisode nocturne troublant, où elle avait eu à faire à un nudiste devant sa fenêtre de chambre (nous vivons au 3e).

Catastrophe pour remplacer Mamoizelle (qui avait migré vers la sécurité des Saules). Après avoir considéré un allemand et une suédoise (imaginez un peu les discussions lol), nous nous entendîmes pour un français un peu bizarre qui arrivait deux jours plus tard, sans avoir trouvé encore de logement (précision: je n'habitais pas encore sur place mais j'avais quand même mon mot à dire, tsé que j'allais laissser l'Élu tout seul avec une ptite suédoise dabord!).

Et arriva Richaaaaard! On a aimé Richaaaard! On aime encore Richaaaard! On a pris des brosses mémorables, on a eu un drôle de noël (drôle dans le sens de ha ha ). On a écouté des milliers de films, on est allé à la cabane à sucre en janvier, on a déliré au Dollo, on a fumé des clopes, etc etc. Et de temps en temps, on trouvait une trace de Richard dans l'appart : des bouchons de bières artistiquement collés sur le mur, une figurine scotchée sur le haut d'une armoire, des cartons de dessins dans le bas des portes, etc. Parce que c'était un artiste notre Rich. Et dans ses dernières semaines avec nous, on jouait une partie interminable de «Trouve l'alpiniste dans l'appart»

Bref, il était cool, il était drôle, il était entêté :), on l'aimait notre Rich, et on s'ennuie de notre Rich.


Reviens-nous Richaaaaaaard!

vendredi 3 août 2007

Moi je parle bilingue

Hier soir, après une journée écrasante, suffocante, étouffante, l'Élu et moi revinrent de chez les beaux-parents, où nous avions profité de la piscine et de la compagnie d'un oncle surprise. Trop fatigués pour faire quoi que ce soit, nous nous sommes installés devant les téléviseurs (pas le même, on n'a pas les mêmes goûts télévisuels). Je suis donc dans mon lit, avec 2 ventilateurs qui me brouent le toupet, en écoutant Futurama à Télétoon. Soudain, une pub de McDo. Je ne m'en rend pas compte sur le moment mais après 4 ou 5 secondes je me dis : «Ben voyons! Elle est en anglais cette pub!» J'attends encore, au cas où ce serait voulu, dans le style des annonces de Viagra, mais non, l'image d'un burger douteux remplace les acteurs et tout est écrit en anglais. Je vérifie avec mon trucs voir si la télé a pas changé de poste toute seule (ça arrive avec ExpressVu quand on oublie qu'on a programmé autre chose) mais à l'heure et quart, ça me surprenait. Mais non, c'était bien Télétoon. La pub s'achève avec le «I'm lovin it» de McDo et est suivi par une bonne vieille pub québécoise de je sais pu trop quoi.

HONTE! Sortez la loi 101!

Il doit y avoir des kids un peu partout au Québec qui n'ont toujours pas compris ce qui s'était passé....

mercredi 4 juillet 2007

Bonjour la police... pis mange un char!

L'effet de serre, le protocole de Kyoto, le réchauffement de la planète, ça vous dit quelque chose? Je possède une voiture. Toutefois, la proximité entre mon domicile et mon lieu de travail m'a finalement amené à mettre de côté ma paresse personnelle et à prendre le vélo pour me rendre au travail. Au départ, l'expérience s'annonçait un succès.

Erreur. La circulation en vélo en soi est pleine de danger, surtout dans les petites rue de la Basse-Ville de Québec. Les automobiles ne font que très rarement leurs arrêts obligatoires (au point où j'en suis venue à faire un arrêt à chaque coin de rue, stop ou pas), ils roulent à une vitesse folle, te klaxonne quand tu roule de leur côté pour t'obliger à monter sur le trottoir, quand ils ne te font carrément pas sentir leur pare-choc dans la roue arrière. Bref un calvaire. Certains moments, je me ferme les yeux en traversant une rue qui semble dégagée de peur qu'un fou du volant retontisse en trombe. La mort, je veux pas la voir en face héhé.

Tout à l'heure, après une longue et pénible journée de travail, je reviens du travail en vélo, dans l'heure de pointe. Je suis dans la rue au départ jusqu'à ce que, comme d'habitude, les voitures me fassent peur et que je monte sur le trottoir pour la dizaine de mètre qu'il me reste à parcourir jusqu'à un feu de circulation. Cependant, réparation estivale oblige, au feu en question, il y a un policier qui fait la circulation. Me voyant arriver à pleine vitesse pour ne pas manquer le feu piéton, il me crie avec un air enragé de m'arrêter, que c'est un feu pour les piétons UNIQUEMENT et qu'en plus, je n'ai pas le droit d'être sur le trottoir. Je m'arrête sur le coin en attendant le bon vouloir de monsieur, à l'endroit où le trottoir descend à la hauteur de la chaussée. Une lumière, deux lumières, il fait passer les vélos de l'autre côté, ah tiens! les voitures dans mon sens avancent mais il me fait signe de rester là. Arrive une autre lumière piéton, il me hurle que c'est seulement pour les piétons et de descendre du trottoir. Je bouge mon vélo jusqu'à 30 cm du morceau de pavé qui délimite le trottoir, j'attends encore 3 autres lumières, il fait passer des vélos à côté de moi en me disant de rester là. Il finit pas me faire traverser un côté de la rue. Mais mon objectif était en diagonal de mon point initial et il semble vouloir faire durer son petit jeu. Après 8 minutes d'humiliation, sur le point de pleurer de rage, j'en ai assez et décide de faire un énorme détour par l'autre pont un peu plus loin, en faisant bien attention de ne pas monter sur le trottoir, même si je me fait presque renverser par trois véhicules dont les conducteurs me crient des insultes.

Fous du volant, policier frustré en abus de pouvoir, c'est décidé, demain, pour aller travailler, je prends mon char.

jeudi 28 juin 2007

Bugs Strike Back

Avez-vous déjà vu le film Starship Troopers (Les patrouilleurs de l'espace)? Bien hier, chez nous, c'était à peu près comme la planète qu'on voit au début (quand le reporter se fait bouffer sous nos yeux horrifiés). Plus précisément, le garde-robe d'entrée. Des petites merde à coquille qui volent. Ce n'était cependant pas leur première attaque.

Au beau milieu de l'hiver, un matin, l'Élu et moi trouvâmes (wow, le passé simple!) une petite graine noire sous la fenêtre du salon. Tiens! un insecte! De jours en jours cependant, les cadavres de bibittes se multiplièrent, malgré nos efforts pour les repousser. Après des recherches intensives et des opérations offensives dans toute la région nord-est du logement, nous finîmes (encore!) par trouver le QG de l'envahisseur: le garde-robe d'entrée. Nous mîmes alors en branle l'opération connue sous le nom de code «désinfectant léthal», incluant un vidage complet de la région, un nettoyage à fond et une inspection du matériel pour trouver la fuite. Le coupable se révéla un vieux sac de bouffe à cochon d'inde (mon cochon d'inde a vécu de novembre 1997 à décembre 1997, encore chez mes parents à l'époque) qui avait été rangé parmi les trucs de feu mon lapin (Charlie, de juillet 2001 à juillet 2003). Nous avons donc lavé et débarrasé toute la section des petits intrus, jeté toute la vieille bouffe de cochon d'inde. Mais nous avons conservé un sac de bouffe à lapin presque neuf qui fermait hermétiquement et nous semblait inofensif (j'espère toujours convaincre l'Élu de me laisser avoir une autre bibitte de cage). Grossière erreur! Fort de son expérience passé, l'ennemi a reculé pour se refaire des forces. Il a trouvé un moyen de pénétrer dans la zone sécurisé du sac de bouffe à lapin et s'est reconstitué une armée. L'attaque a débuté cette semaine.

Cependant, nous avons nous aussi appris de nos erreurs et nous détenons maintenant une arme secrète : the Naslun. Il a donné l'alerte en passant beaucoup de temps à dévorer des petites graines par terre devant la porte du garde-robe. Nous avons donc amorcé l'opération connu sous le nom de code «leave no one, alive or dead». Re-vidage complet du garde-robe, extension de l'opération nettoyage à la région sub-gare-robienne, destruction de toute forme de bouffe d'animal dans le garde-robe (y compris la récente bouffe à chien cheap qu'on gardait au cas où) pour finir par une attaque nucléaire à la poudre destructrice de bug intérieurs que nous poursuivront une bonne semaine. Cependant, cette poudre est nocive pour the Naslun, nous devons donc maintenir une surveillance accrue de la zone. L'ennemi est coriace et nous ne serions pas surpris de subir une récidive dans les mois à venir. Restons à l'affut...