Je vous demande de faire preuve d'indulgence, ce qui suit vaut la peine. Je suis encore accrochée sur This American Life. N'ayant pas encore le nouvel épisode à ma disposition, je me suis dis que j'en aurais pour longtemps à me taper 10 ans d'archives audio. Et, sans aucun rapport avec le sujet de l'émission, la mère d'Ira Glass mentionne l'anecdote suivante.
Je vous mets en situation. Lorsqu'il a posé le pied sur la lune, Neil Armstrong a prononcé les paroles bien connues : «One small step for a man, one giant step for mankind». Cependant, il ne s'est pas arrêté là. Il a aussi dit : «Good luck Mr. Gorsky». Pendant longtemps, personnes n'y comprenait rien. Voici l'explication:
Comme quoi, le jour où il y aura une semaine de quatre jeudis ou encore le jour où on découvrira une poule avec des dents, plusieurs personnes vont se morde les doigts! :)
Sans pudeur, sans égo, sans retenue. Peut contenir de la geekitude, de la bière, de l'osé, du niaiseux et des aveux.
vendredi 4 avril 2008
jeudi 3 avril 2008
Sur les ondes
Bizarrement, cette semaine, les États-Unis et leur président prennent beaucoup de place sur ce blogue. Bon, peut-être pas tant que ça mais un peu quand même. Depuis ma découverte des podcasts, je suis une assidue de l'émission de radio This American Life, dont je vous ai déjà parlé. J'adore la voix douce et légèrement rauque de l'animateur Ira Glass. J'apprends d'ailleurs lentement à comprendre toute la mythologie qui entoure les juifs américains, par exemple les allusions dans les films et tout ça. Je n'y connais rien en Juifs moi le seul que je connais viens de Chicoutimi. Mais je m'éloigne. L'émission nous propose un contenu varié, parfois drôle, parfois engagé, toujours inusité, souvent sous la forme d'anecdotes avec différents narrateurs. Toujours 3 ou 4 histoires qui n'ont pas grand choses en commun mais qui se rejoignent toutes sous un même thème. Dernièrement, nous avons eu droit à une émission entière consacrée à une étonnante histoire d'enlèvement d'enfant où l'enfant retrouvé et rendu à ses parents avait en fait été volé et donné à ses ravisseurs avec l'assentiment du public parce que sa mère était de réputation douteuse. Je vous laisse découvrir l'histoire passionnante de Bobby Dunbar.
Aujourd'hui toutefois, je me délecte des histoires de l'administration Bush qui s'arroge des pouvoirs et qui s'entête à vouloir gagner son point même quand il est dans le tort. Succulent et pathétique à la fois.
Bref, vraiment génial comme émission, super agréable à écouter et qui me réconcilie avec le concept de la radio. Parce que la radio, comme ma mère me l'a toujours dit, ne nous confine pas à une concentration visuelle débilitante et abrutissante. On peut faire la vaisselle, conduire, magasiner, travailler, bref, faire tout plein de chose en écoutant la radio. Et ça nous donne quand même ce «feeling» d'interagir avec le monde. Contrairement au fait d'écouter de la musique sur disque ou en mp3, la radio offre le choix, l'inconnu, l'inattendu. On peut y trouver une forme de stimulation intellectuelle avec certaines émissions à débat. Le podcast radiophonique peut lui aussi être une excellente alternative.
J'ai été élevé avec CHRC qui jouait en permanence dans la cuisine. Ma mère écoutait André Arthur et le docteur Mailloux en me disant qu'il ne fallait pas croire tout ce qu'ils disaient mais que ça pouvait quand même être bien intéressant. Je me souviens d'ailleurs très bien de LA fois où elle a parlé à André Arthur, en onde, alors qu'il varlopait sans retenue notre petite île (paraît qu'il en a contre nous parce qu'il s'est endormi dans son camion au bout d'en bas et s'est réveillé, 4h plus tard, avec 5 pieds d'eau autour de ses portes). Elle lui avait rivé son clou et j'avais été la fille la plus populaire de l'école pendant une semaine, grosse différence en ce qui me concernait héhé.
Depuis plusieurs années, je n'écoutais plus la radio. J'ai eu ma phase CHOI, comme plusieurs jeunes cégepiens de Québec. Puis ensuite, j'ai fermé la radio. Pour longtemps. Parce que je n'y trouvais rien qui me rejoignait.
Aujourd'hui, j'y suis revenue, lentement. D'abord avec CHYZ, notre radio universitaire, avec ses animateurs qui parfois m'irritent tellement ils radotent et qui, d'autres fois, sont très intéressants. J'ai ensuite découvert les radios comme CKRL et CKIA. Je dois même confesser que j'écoute très souvent CJSQ Radio classique. Ça m'apaise. Le matin? Radio-canada en déjeunant, ça me rappelle un peu mes années à la demeure parentale. Et pour le divertissement plus intellectuel, je me rabats sur les podcast audios de Bazzo.TV (terminés depuis la semaine dernière, snif!), Bande à part, The Onion (qui a une version vidéo et une autre audio, pas les mêmes nouvelles) et le petit bijou qu'est This American Life.
Connaissez-vous la chanson Video killed the radio star, originalement interprété par le groupe anglais The Buggles, mais que j'ai connu avec The Presidents of United States of America? Est-ce que la télé a tué la radio? Peut-être. Mais je pense fermement que si les stations de radios jouent bien leurs cartes, les nouvelles technologies que sont internet, les lecteurs Mp3 et la baladodiffusion pourraient bien être le tremplin dont ils ont besoin pour regagner leur place au sein des grands modes de communication.
Aujourd'hui toutefois, je me délecte des histoires de l'administration Bush qui s'arroge des pouvoirs et qui s'entête à vouloir gagner son point même quand il est dans le tort. Succulent et pathétique à la fois.
Bref, vraiment génial comme émission, super agréable à écouter et qui me réconcilie avec le concept de la radio. Parce que la radio, comme ma mère me l'a toujours dit, ne nous confine pas à une concentration visuelle débilitante et abrutissante. On peut faire la vaisselle, conduire, magasiner, travailler, bref, faire tout plein de chose en écoutant la radio. Et ça nous donne quand même ce «feeling» d'interagir avec le monde. Contrairement au fait d'écouter de la musique sur disque ou en mp3, la radio offre le choix, l'inconnu, l'inattendu. On peut y trouver une forme de stimulation intellectuelle avec certaines émissions à débat. Le podcast radiophonique peut lui aussi être une excellente alternative.
J'ai été élevé avec CHRC qui jouait en permanence dans la cuisine. Ma mère écoutait André Arthur et le docteur Mailloux en me disant qu'il ne fallait pas croire tout ce qu'ils disaient mais que ça pouvait quand même être bien intéressant. Je me souviens d'ailleurs très bien de LA fois où elle a parlé à André Arthur, en onde, alors qu'il varlopait sans retenue notre petite île (paraît qu'il en a contre nous parce qu'il s'est endormi dans son camion au bout d'en bas et s'est réveillé, 4h plus tard, avec 5 pieds d'eau autour de ses portes). Elle lui avait rivé son clou et j'avais été la fille la plus populaire de l'école pendant une semaine, grosse différence en ce qui me concernait héhé.
Depuis plusieurs années, je n'écoutais plus la radio. J'ai eu ma phase CHOI, comme plusieurs jeunes cégepiens de Québec. Puis ensuite, j'ai fermé la radio. Pour longtemps. Parce que je n'y trouvais rien qui me rejoignait.
Aujourd'hui, j'y suis revenue, lentement. D'abord avec CHYZ, notre radio universitaire, avec ses animateurs qui parfois m'irritent tellement ils radotent et qui, d'autres fois, sont très intéressants. J'ai ensuite découvert les radios comme CKRL et CKIA. Je dois même confesser que j'écoute très souvent CJSQ Radio classique. Ça m'apaise. Le matin? Radio-canada en déjeunant, ça me rappelle un peu mes années à la demeure parentale. Et pour le divertissement plus intellectuel, je me rabats sur les podcast audios de Bazzo.TV (terminés depuis la semaine dernière, snif!), Bande à part, The Onion (qui a une version vidéo et une autre audio, pas les mêmes nouvelles) et le petit bijou qu'est This American Life.
Connaissez-vous la chanson Video killed the radio star, originalement interprété par le groupe anglais The Buggles, mais que j'ai connu avec The Presidents of United States of America? Est-ce que la télé a tué la radio? Peut-être. Mais je pense fermement que si les stations de radios jouent bien leurs cartes, les nouvelles technologies que sont internet, les lecteurs Mp3 et la baladodiffusion pourraient bien être le tremplin dont ils ont besoin pour regagner leur place au sein des grands modes de communication.
Écosystème(s) :
Réflexions opiniâtres
mercredi 2 avril 2008
La malédiction du H
Actuellement, il y a deux sujets qui me tapent sur les nerfs. Le premier? Le Hockey (mineur) et les frasque ROYales. Le second? L'Hiver qui n'en finit pas de finir. Alors que je me disais: faut que j'écrive quelque chose et je ne veux A-B-S-O-L-U-M-E-N-T pas écrire là-dessus, j'ai fais la constation suivante. Ce sont deux mots qui commencent pas H. Ensuite je me suis mise à réfléchir. Il y a aussi Hécatombe, Hachoir, Hachis (ben quoi, j'aime pas ça moi le Hachis), HAINE!!!!! Je trouvais que ça commençais à être une drôle de concentration. J'ai donc demandé l'aide de mon ami Robert l'avorton. Et là, BADANG!!! Vision d'horreur (Horreur aussi, ça commence par H!). Il y a encore toute une gamme de mots négatifs qui commencent par H.
Hacker (oui oui, c'est dans le dictionnaire), Hagard, Haineux, Haïr, Haïssable (bref Haine et tous ses dérivés), Haleine (qui peut, dans certain cas, être une arme létale), Hallebarde (une arme portée entre autre par les gardes suisses de Henri IV, merci Robert Merle!), Halloween (c'est la fête des monstres tsé, z'avez jamais vu un film d'horreur?), Hallucination, Handicap, Harcèlement, Hargne, Harpie, Harpon, Hart (encore une arme de l'époque moderne), Helminthe (tsé les vers là qui vont dans le monde et dans les chiens), Hémorragie, Hépatite, Herpès, Hideux, Hip Hop viarge!, Hold-Up, Holocauste, Homicide, Homophobe, Honte, Hoquet (c'est fatiguant ça), Hostile, Hurler, Hydre (la bibitte à sept têtes qui repoussent quand on les coupes), Hypocrisie, etc.
Aie, on rit pu! C'est pas un hasard ça là, ça devient une corrélation. Le H serait donc une lettre fondamentalement mauvaise, maléfique, diabolique.
Savez-vous ce qui me fait le plus peur? Quel chef d'état dément et à l'origine d'une des périodes les plus meurtrières de l'histoire récente avait un nom qui commençait par H? oui oui! HITLER. Et quel est le nom de notre premier ministre canadien? HARPER...
Moi en tout cas, ça me fait réfléchir
Hacker (oui oui, c'est dans le dictionnaire), Hagard, Haineux, Haïr, Haïssable (bref Haine et tous ses dérivés), Haleine (qui peut, dans certain cas, être une arme létale), Hallebarde (une arme portée entre autre par les gardes suisses de Henri IV, merci Robert Merle!), Halloween (c'est la fête des monstres tsé, z'avez jamais vu un film d'horreur?), Hallucination, Handicap, Harcèlement, Hargne, Harpie, Harpon, Hart (encore une arme de l'époque moderne), Helminthe (tsé les vers là qui vont dans le monde et dans les chiens), Hémorragie, Hépatite, Herpès, Hideux, Hip Hop viarge!, Hold-Up, Holocauste, Homicide, Homophobe, Honte, Hoquet (c'est fatiguant ça), Hostile, Hurler, Hydre (la bibitte à sept têtes qui repoussent quand on les coupes), Hypocrisie, etc.
Aie, on rit pu! C'est pas un hasard ça là, ça devient une corrélation. Le H serait donc une lettre fondamentalement mauvaise, maléfique, diabolique.
Savez-vous ce qui me fait le plus peur? Quel chef d'état dément et à l'origine d'une des périodes les plus meurtrières de l'histoire récente avait un nom qui commençait par H? oui oui! HITLER. Et quel est le nom de notre premier ministre canadien? HARPER...
Moi en tout cas, ça me fait réfléchir
Écosystème(s) :
Réflexions opiniâtres,
Vidange du cerveau
mardi 1 avril 2008
C'est le moins qu'on puisse faire!

* Merci, encore une fois, à mon frère qui trouve toujours le moyen de me faire sourire, que ce soit avec ses courriels d'images drôle, en me pitchant de la neige dans la face ou quand je le regarde sur cassette, à deux ans et demi, la face pleine de rouge à lèvres :)
Écosystème(s) :
Partage incontrôlé,
Photoroman
La vérité sort de la bouche des enfants
En cette journée de grisaille morne, je travaille en me disant que ça ne me tente pas vraiment. Mais bon, c'est pas une raison pour ne pas travailler hein?
Mon iPod, pourtant, interrompt mon labeur par un choix intéressant de chansons (il est sur random voyez-vous). J'ai droit au classique Good Ridance (Time of your life) de Green Day:
Mon iPod, pourtant, interrompt mon labeur par un choix intéressant de chansons (il est sur random voyez-vous). J'ai droit au classique Good Ridance (Time of your life) de Green Day:
Another turning point, a fork stuck in the road / Time grabs you by the wrist, directs you where to go / So make the best of this test, and don't ask why / It's not a question, but a lesson learned in time / It's something unpredictable, but in the end it's right. / I hope you had the time of your life.
So take the photographs, and still frames in your mind / Hang it on a shelf in good health and good time / Tattoos of memories and dead skin on trial / For what it's worth it was worth all the while /It's something unpredictable, but in the end it's right. / I hope you had the time of your life
précédée de la chanson, beaucoup plus récente, Yellow Brick Road de l'album solo de Raine Maida.
If I knew now what I knew then, I'd / Back up do it all again, I'd / Take a bow, take it real slow / Take a ride down the yellow brick road
The winters were cold but we had your parents basement /This underground was for sinners and we embraced it / Magic pills, fairy tales, Syd Barrett's ghost / Oh, we'd all get on that spaceship / We measured our lives in coffee spoons / And those Friday nights quickly turned into Sunday afternoons / We weren't our money, our muscles or our regrets / We were having a mere life experience
Deux chansons qui, à leur façon, abordent le thème de la nostalgie et du temps qui passe. Je ne sais pas si c'est parce que j'ai passé la journée de dimanche à regarder des films de famille vieux de 20 ans avec ma mère et ma grand-mère (tordant soit dit en passant), mais ça me parle beauoup aujourd'hui. Un espèce de dernier retour en arrière, dans cette enfance que je m'apprête à quitter définitivement pour l'aborder en observatrice. Un peu à la Peter Pan, je m'étais jurée, vers l'âge de 6 ans, de ne jamais perdre ce que je pourrais aujourd'hui décrire comme la perception enfantine. De ne jamais oublier ce que c'est d'être une enfant, de penser comme une enfant, de voir le monde comme une enfant. Et, malgré ma capacité à retrouver cet état d'esprit, surtout quand je suis avec des enfants, je sens tout de même que j'ai perdu une partie de cette vision. Inévitable maturation de l'esprit, on devient plus conscient du monde qui nous entoure, nos gestes et choix sont basés dans une structure sociale qui nous a modelés. On dit que l'éducation permet d'élargir nos horizons en tant qu'individu. Je me rends compte que, simultanément, elle rétrécit énormément le point de départ, la base à partir de laquelle nous percevons ces larges horizons.
C'est la fin de l'innocence, la perte de la naïveté, c'est le monde, les conventions, la société, le système, qui s'immisce en nous. On apprend à vivre dans le monde dans lequel on évolue mais, de ce fait, on désapprend complètement à seulement vivre. À être totalement ouvert, à ce que notre pensée soit vierge et libre de contraintes inconscientes.
On a besoin des enfants. On devrait les écouter beaucoup plus. Ils sont les seuls à voir le monde tel qu'il est.
Écosystème(s) :
Réflexions opiniâtres
S'abonner à :
Messages (Atom)