jeudi 27 septembre 2007

L'histoire se répète

Ça semble devenir la norme les jeudis, mais le Voir m'inspire. Je lisais, plus tôt aujourd'hui, le texte de Josée Legault et mon cerveau s'est emballé. Son portrait de la situation au PQ me plonge loin dans le passé, en 1838 pour être exacte. Suivez-moi...

En 1839, le Bas-Canada pleure. La rébellion des patriotes de 1837 (insérer ici, le référendum de 1980) a échoué. L'insurrection de 1838 (insérer ici le référendum de 1995) n'a pas non plus fonctionné et a entraîné des conséquences lourdes pour les patriotes (insérer ici PQ). Papineau est en disgrâce (insérer ici Parizeau) et se succède à la tête du mouvement plusieurs de ses «lieutenants» (insérer ici Lulu et/ou Landry et/ou Boisclair). Les patriotes lèchent leurs plaies et ne se battent plus pour obtenir leur indépendance. Ils attendent le bon vouloir de l'Anglais (insérer ici le Canada) pour l'obtenir. C'est sous le leadership de George-Étienne Cartier (insérerons-nous ici Pauline Marois? Je ne lui souhaite pas, la comparaison ne serait pas flatteuse), qui multiplie les courbette auprès du Haut-Canada et de l'Angleterre, que le Canada-Uni se verra «concéder», plusieurs décennies plus tard, une indépendance constitutionnelle, l'Angleterre (insérer ici le Canda) n'ayant plus les moyens de maintenir toutes ses colonies de toute façon (si je poussais, je dirais d'insérer ici la péréquation ou encore la constitution ou tout autre sujet de discorde Québec-Canada. Mais je ne pousserai pas....).

Bref, ce résumé très simpliste et un peu caricatural nous montre une vérité fondamentale : plus ça change, plus c'est pareil.

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Je vous recommande la deuxième partie du papier de Desjardins sur les iPod et autres lecteurs du genre.

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Une dernière chose. Mardi, j'ai vu un curé se magasiner un cellulaire. Je ne sais pas pourquoi mais ça m'a troublé. On aurait dit un anachronisme...


mardi 25 septembre 2007

Récidive

Quelqu'un a encore volé notre bac bleu.... est-ce qu'il y a un marché noir pour les bacs de recyclage à propos duquel je ne connais absolument rien? C'est à n'y rien comprendre.

lundi 24 septembre 2007

Plongeon réussi!

Je suis épuisée! Épuisée dans le genre : je m'effouarerais (???) devant la télé avec un joint, un café, un sac de cheetos et un marathon de Simpsons. Aujourd'hui était ma première journée de stage. C'était grisant! Journée chaotique toutefois, un élève de l'école étant décédé jeudi dernier. Un élève de secondaire IV... mon enseignant-associé enseigne exclusivement l'histoire de IV..... et c'est la classe du jeune homme qui était sa dernière période de la journée. Bref, c'était plein de tension dans l'air, les jeunes étaient apathiques, beaucoup d'yeux mouillés dans les couloirs... mais, malgré tout, une sapré bonne opportunité d'observation pour une apprentie professeur. Ça reste dramatique, on s'entend, mais autant prendre les choses du bon côté quand c'est possible.

J'ai adoré. Mon enseignant-associé est super, on s'entend à merveille, j'aurais le goût d'y retourner demain (grrrr je dois attendre lundi prochain). Ça ne faisait pas deux minutes que le cours était commencé que je fourmillais d'idée et que l'envie me démangeais de me lever et de me mettre à enseigner. J'ai pris des pages et des pages de notes sur les élèves et le prof. Bref, je crois que je suis dans la bonne voie. Je me sens sûre de moi, confiante, heureuse et enthousiaste. Un changement radical depuis le début du mois, je sais, mais ça fait du bien!

Sur ce, je redeviens une étudiante pour le reste de la semaine et vais aller poursuivre les travaux qui m'attendent. La suite de cette histoire lundi prochain!

p.s. Nous sommes allés chez mes parents ce week-end. C'est l'opulence dans le potager maternel. J'en suis revenue avec des sacs chargés de légumes! À notre grande déception, toutefois, les mûres n'étaient pas encore prêtes.....

jeudi 20 septembre 2007

Sherlocksouine

Vous vous souvenez que dans le billet intitulé Soubresaut estival, je vous avais mis sur la piste d'un mystérieux voleur de bac bleu à recyclage. Le crime s'est déroulé entre le vendredi, pendant Envol et Macadam, et le dimanche suivant. Notre cher bac bleu, qui avait été déposé sur le bord de la rue le vendredi matin, jour des vidanges, avait été machiavéliquement subtilisé, malgré les informations inscrites au crayon indélébile, permettant d'affirmer notre possession de l'objet.

Hé bien plus d'une semaine plus tard, soit lundi dernier, vers 16h, l'arme du crime a été restituée. L'Élu était venu me chercher à l'Université après son travail. Nous sommes arrivés à la maison, en face de laquelle il n'y avait pas de bac bleu quand nous sommes partis le matin même, et que vis-je? Un bac solitaire, identifié à notre nom et adresse, qui trône devant notre escalier.

Je ne sais pas si je dois cet acte magnifique à un justicier masqué qui se trouve parmi mes lecteurs adorés (prof masqué, si vous n'étions point montréaliais, j'me poserions des questions...) ou encore si c'est une puissance divine qui a voulu nous manifester sa présence. Dans les deux cas, sachez que le 320 a repris ses activités de recyclage et que Naslun le chien en est bien désolé, tout heureux qu'il était de déchiqueter les cartons qui traînaient sur la galerie dès qu'il échappait à notre surveillance.

Rencontre d'un certain type, part II

Ce midi, en terminant mon cours, je suis allé, comme d'habitude, prendre l'autobus à l'arrêt du pavillon Desjardins. En passant devant le FAS (pavillon Félix-Antoine-Savard), des employés de la construction s'affairent à déplacer d'énormes camions (symbole phallique? sais pas. Mon prof du cours Psychologie de l'adolescence a trop parlé de sexe cette semaine. Déclaration du jour: Freud était d'abord et avant tout un obsédé.) Arrivé à l'arrêt, pas d'autobus (des dizaines en réalité, mais dans la mauvaise direction). Je prends le temps de fumer une p'tite clope (ma saison achève, j'arrête toujours vers mon anniversaire, en octobre). Avant tout, je suis allé prendre une copie du Voir de la semaine et j'attends d'être bien assise dans l'autobus pour voir si mes attentes sont comblées. Malheur! La première 800 qui arrive est pleine, je dois faire la majeure partie du trajet debout. Après avoir indiqué à un américain comment se rendre sur la rue Couillard, je peux enfin m'assoir après l'arrêt Place d'Youville. Mais mon trajet s'achève, pas le temps de lire!

Une fois au travail, je peux enfin accomplir mon rituel hebdomadaire soit lire Desjardins et attendre d'avoir du temps pour finir le Voir. Ouiiii! C'est bien ce que je pensais. Même si l'auteur lui-même avait confirmé mes présomptions, j'étais impatiente de voir comment tout cela allait sortir sur papier. (à lire ici) Bien sûr, je suis absente du texte mais ça me satisfait, ma notoriété étant déjà suffisament grande pour mon petit moi. Toutefois, je constate que mon Bourgeois Bollé préféré occupe une grande place dans l'article! Je venais justement de passer un petit quinze minutes avec lui avant de me diriger vers l'autobus.

Je dois vous parler un peu de BB. BB est très intelligent. Le problème, c'est qu'il le sait. Et il a beaucoup d'idées préconçues. Que je m'empresse de détruire dès que j'en ai l'occasion. C'est pourquoi, au début de nos fréquentations, je le détestais. Et j'aimais le détester. Et puis, tache comme il l'est, he grew on me. Aujourd'hui, je le considère comme l'un de mes meilleurs amis, qui a la grande qualité de me donner l'opportunité de lui dire tout ce que je pense de lui en pleine face, sans aucun ménagement, et je ne me gêne pas, et qui reçoit mes commentaires soit avec humour, soit avec suprise, soit avec frustration (parce que j'ai toujours raison, c'est ce qui l'énerve). Bref, on s'aime.

Donc, merci BB d'avoir dit des choses intelligentes. Toi et moi, on devrait avoir une émission de radio.

p.s. Je dois préciser qe BB ne lis pas mon blog, auquel il reproche de s'enfoncer trop régulièrement dans le quotidien insipide. Vous voyez le genre de relation? :)