Les Jutra approchent et pour souligner l'occasion, plusieurs salles de cinéma au Québec présentent gratuitement les finalistes. À Québec, le Cinéplex Odéon de Place Charest présente, tous les soirs de cette semaine, à 19h, un des finalistes. Nous avons eu droit à L'Âge des ténèbres (que nous avions déjà vu donc nous ne sommes pas allés), aux 3 p'tis cochons (que nous avions loués et vus donc nous ne sommes pas allés), à La Brunante (que nous n'avions pas vu mais on n'était pas «dedans» alors nous ne sommes pas allés) et, finalement, hier soir, on présentait Continental: un film sans fusil, que nous n'avions pas vu et que l'Élu avait très hâte de voir alors nous sommes allés.
Sérieusement, c'est VRAIMENT plate. Mais c'est TELLEMENT BON!!!!!! Le réalisateur, Stéphane Lafleur, est aussi un membre de la formation Avec pas d'casque, que j'aime bien et que l'Élu affection particulièrement. En fait, j'ai maintes et maintes fois demandé à l'Élu d'écrire ce post. Il connait l'homme et son groupe mieux que moi, il me parlait de tout plein de similitudes entre la façon dont ses textes sont construits et les longueurs dans le film, le choix des images, etc. Je voulais aussi profiter de l'occasion pour le partager avec vous et convaincre les derniers sceptiques qui sont encore convaincus que l'Élu est le produit de mon imagination (en tout cas, il prend de la place en mausus dans le lit le produit de mon imagination).
Mais l'Élu a refusé. Pourtant, il a une très belle plume et je l'envie parfois de pouvoir faire d'aussi jolie phrases. Mais j'ai un avantage injuste sur lui: je suis plus rapide. C'est un peu le problème majeur de notre couple héhéhé. Je vais très vite et lui très lentement donc on s'annule un peu.
Mais, pour en revenir à l'essence du sujet, parlons de Continental. Le titre tout d'abord: mouahahahahaha!!! En tant que fille de régions, où l'activité principale des jeunes encore trop jeunes pour s'adonner à l'alcool et des vieux encore trop vieux pour passer leur soirées au bingo (même si on assiste à un certain mélange générationnelle en ce qui concerne les 40 ans et plus) et aussi des madames et des monsieurs qui aiment tout simplement danser, est de passer les samedis soir dans les hôtels à se mêler aux touristes et à danser le tcha tcha et autres trucs du genre, je connais pas mal de danses de ligne. Le continental est la plus facile et la plus plate. Pas comme le Shame, shame. ÇA c'est du sport. Mais le continental, on tourne en rond à coup de 4 pas en réalité. Très approprié donc au rythme lent et hypnotique de ce film.
Les dialogues sont presques absents. Et les quelques paroles échangées sont succintes et relativement ternes MAIS, pourtant, elles sont un peu troublantes dans leur non-dit et leur sous-entendu. Il y a tout un univers dans les silences de ce films. Les personnages représentent tous une certaine forme de solitude. Ils sont un peu clichés et pathétique mais pourtant drôle et attachants à leur façon. En fait, ils sont tellement réalistes et banals qu'ils en deviennent surréalistes. Les couleurs sont ternes, même le climat est de la partie. Ciels gris, pluie (d'ailleurs, dans la scène de la cabine, j'ai bien l'impression que c'est de la fausse pluie), automne, arbres décharnés. Les maisons, les logements, l'hôtel sont génériques et sans saveur. Vraiment, un hommage à la monotonie et au kitsch. La passe de l'orgue m'a fait tripper par contre (ma grand-mère en a un comme ça).
Il ne se passe rien du tout ou presque et pourtant je suis morte de rire. Je vais d'ailleurs vous vendre un punch. Le personnage de Fanny Malette, Chantal, se rend à un party où l'a invitée une des femmes de chambre de l'hôtel où elle travaille. Pour faire une histoire courte, il y a une femme et son bébé qui sont aussi au party (on parle d'un party de début de soirée plate). À un moment donné, Chantal se retrouve, un peu malgré elle, avec le bébé dans les bras. La caméra revient sur la maman qui vante les joies de la maternité quand on entend un BOUM sourd.
CHANTAL. A. LAISSÉ. TOMBÉ. LE. BÉBÉ.
J'étais é-c-r-a-s-é-e de rire! Il ne se passe presque rien, tout le monde se jette à terre et lui lance des regards mécontent. Elle reste là à se tortiller un peu sur place. Mais, IMAGINEZ! C'est probablement la scène la plus difficile à plugger au monde! Quelqu'un qui échappe un bébé! J'étais morte de rire, j'en pleurais.
Continental: un film sans fusil est probablement ce qu'on pourrait qualifier de film de répertoire (je ne m'y connais pas vraiment en qualifications). Je ne pense pas que ce soit accessible à tout le monde mais il mérite vraiment d'être vu. C'est une oeuvre soignée, les silences sont éloquents, les images sont parfaites, les lieux sont particulièrement bien choisis pour servir le propos. Je suis sortie de là crampée et pourtant il ne s'est pratiquement rien passé de drôle. Et comme j'ai dit à l'Élu hier soir:
«C'est vraiment le meilleur film plate que j'ai jamais vu!»
Sans pudeur, sans égo, sans retenue. Peut contenir de la geekitude, de la bière, de l'osé, du niaiseux et des aveux.
vendredi 29 février 2008
jeudi 28 février 2008
Les fantômes du passé
Il y a des gens qui ont déjà fait partie de nos vies. Certains, nous sommes heureux de les croiser dans la rue et de discuter de tout ce qui a changé dans nos vies depuis la dernière fois. D'autres que nous saluons avec un malaise parce que nous nous sommes tellement éloignés que les choses à dire sont difficiles à trouver. Il y a aussi ceux que nous avons essayé de garder dans nos vies mais envers qui nous avons abdiqué, admettant la distance et laissant les ponts disparaître d'eux-mêmes.
Hier, je vous disais que je n'aimais pas les mercredis. Mais la journée d'hier n'était pas seulement un mercredi. Vous savez, il y a de ces journées où tout arrive en même temps. On pourrait parler de synchronicité. Moi je vois un peu ça comme un genre de trou noir gravitationnel où s'accumule les informations déstabilisantes pour se jeter sur nous toutes à la fois, à l'improviste :)
Mais suffit les métaphores, venons en au cœur du sujet. En fait, cette histoire comporte deux actes qui ne sont pas sans liens.
Premier acte: rencontre fortuite.
Hier donc, vers 15h et quelques, après avoir terminé une petite journée de travail, je rentrais à la maison, à pied, l'Élu ne pouvant raisonnablement quitter son travail aussi tôt pour me faire un taxi. Ça ne me dérangeait pas, j'aime bien, quand il ne fait pas trop froid, marcher jusque chez moi, fabulant dans ma tête et me parlant à moi-même. Hier, cependant, au tournant d'une rue, j'ai vu un grand gaillard marcher nonchalamment sur le trottoir. Mon cerveau l'a reconnu avant moi puisque j'ai eu l'impression de le connaître. Après quelques secondes, nous nous sommes mutuellement reconnus. C'était mon ami Weezer. Je crois que notre dernière rencontre remontait à près de deux ans. De la même façon, sur la rue. Weezer est, en quelque sorte, un vestige de mon adolescence. Quand j'avais 16 ans, j'ai traversé le fleuve pour m'immiscer dans une «gang» de punkrocker, majoritairement masculine. Ce fut l'époque de l'alcool, de la drogue, du rock'n roll, un peu du sexe et, pour moi, la découverte avide d'une amitié qui m'avait si cruellement manqué tout au long de mon adolescence. Nous avons donc discuté de tous ces garçons qui étaient mes amis. Certains le sont encore, d'autres demeurent un bon souvenir que je préfère laisser dans le passé, certains nous ont quittés, à l'époque ou plus récemment.
Weezer m'a parlé de lui et de sa vie. Je l'écoutais et je l'observais, ne pouvant m'empêcher de constater la maturité de ses traits. Son visage était le même que celui de l'adolescent qu'il était à l'époque, mais personne ne songerait aujourd'hui à utiliser un terme autre qu'«homme» pour le décrire. La barbe rasée le matin qui commençait à réclamer son territoire, de minuscules et fines lignes encore beaucoup trop jeunes pour être appelées rides, la carrure de sa mâchoire qui avait perdu les dernières rondeurs de l'enfance, qui s'accrochent subtilement jusqu'à la vingtaine. J'avais devant moi un homme de 25 ans que je ne connais plus très bien mais dont je garde le souvenir de quelqu'un aux idées ancrées, au tempérament artistique et d'une douceur profonde malgré les angles parfois carrés de l'extérieur. J'étais contente de le voir, contente de l'entendre me parler de lui, contente de lui parler de moi et voir un réel intérêt de sa part. Nous nous sommes quittés après une quinzaine de minutes. Je ne manquai pas de l'inviter à se revoir, ne sachant pas très bien si cette invitation était de celles que l'on fait sachant qu'elle demeurera lettre morte, ou s'il s'agissait au contraire d'un nouveau départ à une amitié adulte et différente de l'ancienne. Seul l'avenir nous le dire.
Deuxième acte: rappel amical
En continuant ma route, j'ai eu envie d'appeler ma meilleure amie d'enfance. En effet, c'est avec elle que j'avais fait la découverte de notre ancienne gang, c'est ensemble que nous traversions le fleuve pour errer dans les rues du village voisin. J'ai donc empoigné mon cellulaire et ai laissé un message sur sa boîte vocale montréalaise, à moitié à bout de souffle de marcher et parler en même temps. Elle et moi remontons assez loin, jusqu'aux bancs d'autobus de la «bus à Daniel», comme on l'appelait. Nos frères, deux petits génies, sont aussi des meilleurs amis. Nous avons passé plusieurs après-midi à quatre à courir dans le champ ou à jouer au Lego. Ils sont quatre enfants chez elles, j'imagine que ses parents appréciaient l'opportunité de diminuer de moitié leur charge familiale, le temps d'un après-midi. Depuis la fin de l'adolescence, nous nous voyons relativement rarement. C'est à cela, en fait, que l'on reconnaît une véritable amitié. Même si nous sommes 6 mois sans se parler, on reprend la conversation comme si on s'était parlé la veille. La plupart du temps, lorsque l'une de nous appelle, l'autre pensait justement à le faire, un peu comme si on se prévenait mentalement que c'était le temps de se recontacter. Elle à Montréal, moi à Québec, la distance joue un rôle majeur. J'ai terminé les cours, elle a commencé une formation technique exigeante après son baccalauréat, nos horaires ne concordent pas facilement. Les fêtes et l'été en plus de mes déplacements vers la métropole sont les seuls occasions de se revoir.
Donc, après toutes les mise à jour dont je venais d'être informée sur nos amis, j'avais envie de discuter de tout cela avec elle. Elle m'a rappelé vers 16h (timing parfait puisque l'Élu et moi allions bon train vers une chicane stupide qui s'est dissoute d'elle-même dans l'intervalle). Nous avons passé près d'une heure à discuter, de nos vies, du travail, de situations particulières dans nos vies dont nous avions besoin de parler. Toutefois, vers la fin de la conversation, les choses ont pris une tournure inattendue. Nous discutions d'une situation délicate avec une amie et j'étais lancée sur un exposé vantant les mérites de la franchise et de la confiance comme éléments fondamentaux d'une amitié solide. C'est alors qu'elle m'a interrompue pour me dire que, dans ce cas, elle avait quelque chose à m'annoncer. Depuis quelques temps, elle fréquentait mon ancien amoureux.
Sur le moment, je dois avouer que j'ai été seulement surprise, ayant d'ailleurs déjà prévenu l'homme en question qu'il n'était pas son genre. Mon orgueil a aussi un peu souffert, ce dernier devant jubiler à l'idée de m'avoir donné tort :) Mais, dans l'ensemble, je ne me sentais pas troublée outre-mesure. Elle a semblé soulagée, nous en avons parlé un peu, après tout, je connais l'homme par coeur et je sais bien comment ça doit se passer. Nous avons ensuite raccroché, c'était l'heure du repas.
J'avoue qu'après que le (petit) choc de la surprise fut passé, j'ai beaucoup repensé à la chose. Quelque chose me dérangeait et je n'arrivais pas à mettre le doigt sur ce que c'était. Après tout, lui et moi ne sommes plus ensembles depuis près de 5 ans et je vis avec un merveilleux Élu. D'ailleurs, j'avais récemment pris la décision de ne plus m'acharner à essayer de conserver un lien entre lui et moi, nos conversations tournant souvent au vinaigre. J'avais depuis longtemps l'impression que nous n'avions plus rien en commun et avions évolué selon des tangentes très différentes. Par principe, toutefois, je voulais conserver des liens courtois. Je ne voulais pas être de celle qui ne peux pas rester civilisée avec ses ex et, comme le seul autre est un monstre violent, manipulateur et abusif, il était mon seul espoir. Mais, après avoir discuté de mes frustrations avec l'Élu suite à ma dernière confrontation avec mon ex, mon amoureux m'a incité à couper définitivement les ponts, me faisant comprendre que j'en avais le droit.
J'ai donc compris, vers la fin de la soirée d'hier, ce qui me dérangeait dans le fait que ma meilleure amie et mon ex se fréquentent. Ce sentiment m'était familier, version soft de l'angoisse (qui s'est révélée justifiée) qui m'a envahi quand ma cousine a commencé à fréquenter mon meilleur ami, relation qui a tourné au désastre, en partie à cause de moi. Ce genre de «mélange» est dangeureux, pour moi du moins. J'anticipe peut-être trop, peut-être que leurs fréquentations ne se transformeront pas en relation. Mais, si c'est le cas, comment est-ce que je réintègre dans ma vie quelqu'un que j'en avais exclus, mais qui l'a déjà partagé pendant près de trois ans?
Conclusion:
C'est ici que m'amène cette réflexion en deux temps. L'amitié et l'amour. Québec, Montréal. Le monde est immense et il est minuscule. Et quand on croit en avoir fini avec quelqu'un, il nous attends dans le détour, de la façon la plus imprévisible.
Je croyais pouvoir laisser dormir mes démons, mais je me rends compte qu'un jour ou l'autre, je devrai confronter tout ce qui n'est pas réglé dans ma vie. Mais, pour la première fois, ça ne me fait plus peur. Parce que j'ai l'Élu qui m'accompagne sur la route, parce qu'ensemble, nous construisons une vie, brique par brique, tous les jours. Parce que je ne suis pas seule. Parce que j'ai changé, évolué, grandi.
Hier, j'ai dit à mon ami Weezer, à propos du parcours inattendu d'un de nos amis: «Les adolescents que nous étions ne l'ont jamais vu venir celle-là». Il m'a répondu que nous avions grandi, que nous avions changé et, surtout, que nous n'étions plus ces adolescents. Et je me suis rendue compte que, pour la première fois, j'y croyais. Je ne sais pas quand cela s'est produit mais, à un moment donné, dans les dernières années, j'ai laissé partir les derniers relents de l'adolescente torturée et malade que j'étais. Et cette idée me donne envie de sourire :)
Hier, je vous disais que je n'aimais pas les mercredis. Mais la journée d'hier n'était pas seulement un mercredi. Vous savez, il y a de ces journées où tout arrive en même temps. On pourrait parler de synchronicité. Moi je vois un peu ça comme un genre de trou noir gravitationnel où s'accumule les informations déstabilisantes pour se jeter sur nous toutes à la fois, à l'improviste :)
Mais suffit les métaphores, venons en au cœur du sujet. En fait, cette histoire comporte deux actes qui ne sont pas sans liens.
Premier acte: rencontre fortuite.
Hier donc, vers 15h et quelques, après avoir terminé une petite journée de travail, je rentrais à la maison, à pied, l'Élu ne pouvant raisonnablement quitter son travail aussi tôt pour me faire un taxi. Ça ne me dérangeait pas, j'aime bien, quand il ne fait pas trop froid, marcher jusque chez moi, fabulant dans ma tête et me parlant à moi-même. Hier, cependant, au tournant d'une rue, j'ai vu un grand gaillard marcher nonchalamment sur le trottoir. Mon cerveau l'a reconnu avant moi puisque j'ai eu l'impression de le connaître. Après quelques secondes, nous nous sommes mutuellement reconnus. C'était mon ami Weezer. Je crois que notre dernière rencontre remontait à près de deux ans. De la même façon, sur la rue. Weezer est, en quelque sorte, un vestige de mon adolescence. Quand j'avais 16 ans, j'ai traversé le fleuve pour m'immiscer dans une «gang» de punkrocker, majoritairement masculine. Ce fut l'époque de l'alcool, de la drogue, du rock'n roll, un peu du sexe et, pour moi, la découverte avide d'une amitié qui m'avait si cruellement manqué tout au long de mon adolescence. Nous avons donc discuté de tous ces garçons qui étaient mes amis. Certains le sont encore, d'autres demeurent un bon souvenir que je préfère laisser dans le passé, certains nous ont quittés, à l'époque ou plus récemment.
Weezer m'a parlé de lui et de sa vie. Je l'écoutais et je l'observais, ne pouvant m'empêcher de constater la maturité de ses traits. Son visage était le même que celui de l'adolescent qu'il était à l'époque, mais personne ne songerait aujourd'hui à utiliser un terme autre qu'«homme» pour le décrire. La barbe rasée le matin qui commençait à réclamer son territoire, de minuscules et fines lignes encore beaucoup trop jeunes pour être appelées rides, la carrure de sa mâchoire qui avait perdu les dernières rondeurs de l'enfance, qui s'accrochent subtilement jusqu'à la vingtaine. J'avais devant moi un homme de 25 ans que je ne connais plus très bien mais dont je garde le souvenir de quelqu'un aux idées ancrées, au tempérament artistique et d'une douceur profonde malgré les angles parfois carrés de l'extérieur. J'étais contente de le voir, contente de l'entendre me parler de lui, contente de lui parler de moi et voir un réel intérêt de sa part. Nous nous sommes quittés après une quinzaine de minutes. Je ne manquai pas de l'inviter à se revoir, ne sachant pas très bien si cette invitation était de celles que l'on fait sachant qu'elle demeurera lettre morte, ou s'il s'agissait au contraire d'un nouveau départ à une amitié adulte et différente de l'ancienne. Seul l'avenir nous le dire.
Deuxième acte: rappel amical
En continuant ma route, j'ai eu envie d'appeler ma meilleure amie d'enfance. En effet, c'est avec elle que j'avais fait la découverte de notre ancienne gang, c'est ensemble que nous traversions le fleuve pour errer dans les rues du village voisin. J'ai donc empoigné mon cellulaire et ai laissé un message sur sa boîte vocale montréalaise, à moitié à bout de souffle de marcher et parler en même temps. Elle et moi remontons assez loin, jusqu'aux bancs d'autobus de la «bus à Daniel», comme on l'appelait. Nos frères, deux petits génies, sont aussi des meilleurs amis. Nous avons passé plusieurs après-midi à quatre à courir dans le champ ou à jouer au Lego. Ils sont quatre enfants chez elles, j'imagine que ses parents appréciaient l'opportunité de diminuer de moitié leur charge familiale, le temps d'un après-midi. Depuis la fin de l'adolescence, nous nous voyons relativement rarement. C'est à cela, en fait, que l'on reconnaît une véritable amitié. Même si nous sommes 6 mois sans se parler, on reprend la conversation comme si on s'était parlé la veille. La plupart du temps, lorsque l'une de nous appelle, l'autre pensait justement à le faire, un peu comme si on se prévenait mentalement que c'était le temps de se recontacter. Elle à Montréal, moi à Québec, la distance joue un rôle majeur. J'ai terminé les cours, elle a commencé une formation technique exigeante après son baccalauréat, nos horaires ne concordent pas facilement. Les fêtes et l'été en plus de mes déplacements vers la métropole sont les seuls occasions de se revoir.
Donc, après toutes les mise à jour dont je venais d'être informée sur nos amis, j'avais envie de discuter de tout cela avec elle. Elle m'a rappelé vers 16h (timing parfait puisque l'Élu et moi allions bon train vers une chicane stupide qui s'est dissoute d'elle-même dans l'intervalle). Nous avons passé près d'une heure à discuter, de nos vies, du travail, de situations particulières dans nos vies dont nous avions besoin de parler. Toutefois, vers la fin de la conversation, les choses ont pris une tournure inattendue. Nous discutions d'une situation délicate avec une amie et j'étais lancée sur un exposé vantant les mérites de la franchise et de la confiance comme éléments fondamentaux d'une amitié solide. C'est alors qu'elle m'a interrompue pour me dire que, dans ce cas, elle avait quelque chose à m'annoncer. Depuis quelques temps, elle fréquentait mon ancien amoureux.
Sur le moment, je dois avouer que j'ai été seulement surprise, ayant d'ailleurs déjà prévenu l'homme en question qu'il n'était pas son genre. Mon orgueil a aussi un peu souffert, ce dernier devant jubiler à l'idée de m'avoir donné tort :) Mais, dans l'ensemble, je ne me sentais pas troublée outre-mesure. Elle a semblé soulagée, nous en avons parlé un peu, après tout, je connais l'homme par coeur et je sais bien comment ça doit se passer. Nous avons ensuite raccroché, c'était l'heure du repas.
J'avoue qu'après que le (petit) choc de la surprise fut passé, j'ai beaucoup repensé à la chose. Quelque chose me dérangeait et je n'arrivais pas à mettre le doigt sur ce que c'était. Après tout, lui et moi ne sommes plus ensembles depuis près de 5 ans et je vis avec un merveilleux Élu. D'ailleurs, j'avais récemment pris la décision de ne plus m'acharner à essayer de conserver un lien entre lui et moi, nos conversations tournant souvent au vinaigre. J'avais depuis longtemps l'impression que nous n'avions plus rien en commun et avions évolué selon des tangentes très différentes. Par principe, toutefois, je voulais conserver des liens courtois. Je ne voulais pas être de celle qui ne peux pas rester civilisée avec ses ex et, comme le seul autre est un monstre violent, manipulateur et abusif, il était mon seul espoir. Mais, après avoir discuté de mes frustrations avec l'Élu suite à ma dernière confrontation avec mon ex, mon amoureux m'a incité à couper définitivement les ponts, me faisant comprendre que j'en avais le droit.
J'ai donc compris, vers la fin de la soirée d'hier, ce qui me dérangeait dans le fait que ma meilleure amie et mon ex se fréquentent. Ce sentiment m'était familier, version soft de l'angoisse (qui s'est révélée justifiée) qui m'a envahi quand ma cousine a commencé à fréquenter mon meilleur ami, relation qui a tourné au désastre, en partie à cause de moi. Ce genre de «mélange» est dangeureux, pour moi du moins. J'anticipe peut-être trop, peut-être que leurs fréquentations ne se transformeront pas en relation. Mais, si c'est le cas, comment est-ce que je réintègre dans ma vie quelqu'un que j'en avais exclus, mais qui l'a déjà partagé pendant près de trois ans?
Conclusion:
C'est ici que m'amène cette réflexion en deux temps. L'amitié et l'amour. Québec, Montréal. Le monde est immense et il est minuscule. Et quand on croit en avoir fini avec quelqu'un, il nous attends dans le détour, de la façon la plus imprévisible.
Je croyais pouvoir laisser dormir mes démons, mais je me rends compte qu'un jour ou l'autre, je devrai confronter tout ce qui n'est pas réglé dans ma vie. Mais, pour la première fois, ça ne me fait plus peur. Parce que j'ai l'Élu qui m'accompagne sur la route, parce qu'ensemble, nous construisons une vie, brique par brique, tous les jours. Parce que je ne suis pas seule. Parce que j'ai changé, évolué, grandi.
Hier, j'ai dit à mon ami Weezer, à propos du parcours inattendu d'un de nos amis: «Les adolescents que nous étions ne l'ont jamais vu venir celle-là». Il m'a répondu que nous avions grandi, que nous avions changé et, surtout, que nous n'étions plus ces adolescents. Et je me suis rendue compte que, pour la première fois, j'y croyais. Je ne sais pas quand cela s'est produit mais, à un moment donné, dans les dernières années, j'ai laissé partir les derniers relents de l'adolescente torturée et malade que j'étais. Et cette idée me donne envie de sourire :)
Écosystème(s) :
Partage incontrôlé,
Réflexions opiniâtres,
Vidange du cerveau
mercredi 27 février 2008
Je n'aime pas les mercredis
Cessez ces airs ahuris et scandalisés! Je l'ai dit et je ne le retire pas. Je n'aime pas les mercredis. Ce jour de milieu de semaine qui nous fait perdre espoir en un retour du week-end, où on a perdu tout l'élan de motivation du début de la semaine. La veille de la paye où toutes les tuiles nous tombent dessus. Mon compte de banque m'a annoncé une nouvelle STUPIDE et dispendieuse tout à l'heure. D'où mon besoin d'exprimer ma haine du mercredi.
Ma haine de Desjardins aussi. Qui charge 37,50 pour un chèque à découvert même si l'argent est là depuis 3 semaines mais que hier, j'ai du acheter du lait et un billet d'autobus, priant pour que le chèque ne passe pas aujourd'hui, ma paye étant déposée ce soir à minuit. Mais non!!! Et il manquait combien d'argent? 1,53!!!!!!!!!!!
Bon, maintenant que ceci est dit, j'aimerais qu'on parle d'une autre affaire qui m'énerve. Ils ont échangé Cristobal. Le BEAU Cristobal! Le BON Cristobal. Je suis bien contente qu'ils ramènent Halak mais Price moi, je peux pas le sentir. Les prodiges qui se croient tout permis et qui éclipsent les vétérans qui ont fait leur preuve...
Au moins, Forsberg est retourné au Colorado. Forsberg, Sakic... manque que Sundin et je me croirais dans mes belles années de grande fan des Nordiques (1992 genre).
En terminant, j'aurais besoin des services de quelqu'un qui comprend quelque chose aux régimes d'assurances et d'avantages sociaux de mon employeur et de celui de l'Élu, au Régime d'assurance parentale du gouvernement du Québec et qui pourrait prendre les meilleurs décisions qui s'appliquent à ma situation personnelle, sans que j'aie à lever le petit doigt. Gratuitement, il va sans dire. Des intéressés?
Ma haine de Desjardins aussi. Qui charge 37,50 pour un chèque à découvert même si l'argent est là depuis 3 semaines mais que hier, j'ai du acheter du lait et un billet d'autobus, priant pour que le chèque ne passe pas aujourd'hui, ma paye étant déposée ce soir à minuit. Mais non!!! Et il manquait combien d'argent? 1,53!!!!!!!!!!!
Bon, maintenant que ceci est dit, j'aimerais qu'on parle d'une autre affaire qui m'énerve. Ils ont échangé Cristobal. Le BEAU Cristobal! Le BON Cristobal. Je suis bien contente qu'ils ramènent Halak mais Price moi, je peux pas le sentir. Les prodiges qui se croient tout permis et qui éclipsent les vétérans qui ont fait leur preuve...
Au moins, Forsberg est retourné au Colorado. Forsberg, Sakic... manque que Sundin et je me croirais dans mes belles années de grande fan des Nordiques (1992 genre).
En terminant, j'aurais besoin des services de quelqu'un qui comprend quelque chose aux régimes d'assurances et d'avantages sociaux de mon employeur et de celui de l'Élu, au Régime d'assurance parentale du gouvernement du Québec et qui pourrait prendre les meilleurs décisions qui s'appliquent à ma situation personnelle, sans que j'aie à lever le petit doigt. Gratuitement, il va sans dire. Des intéressés?
Écosystème(s) :
Vidange du cerveau
lundi 25 février 2008
Se reproduire??? Quelle idée!!!
Après deux ou trois mois de fréquentations, l'Élu et moi avons décidé de mettre de côté les enveloppes en latex et de trouver un moyen de contraception moins contraignant. Sachant que la pilule me rends dépressive, je me suis souvenue d'une conversation avec une amie d'une amie, qui m'avait vanté les vertus du Miréna. Un stérilet hormonal qui fait relativement la même job que la pilule mais qui, vu son emplacement «géographique» nécessite une quantité infime d'hormones et, de ce fait, n'a pas les effets secondaires désagréables. J'ai donc, recommandation de mon doc en main, consulté dans une clinique gynécologique de Québec pour la pose dudit dispositif.
Lorsque j'ai fait ma fausse couche, j'ai appelé à la Clinique en question pour rencontrer un gynécologue. Ceux-ci étant en Europe, je ne pouvais pas avoir de rendez-vous avant un mois. J'ai toutefois passé un bon 15 minutes à m'obstiner au téléphone avec une infirmière qui me disait que je ne faisais PAS de fausse couche, que c'était IMPOSSIBLE, que ce stérilet a un pourcentage d'efficacité plus élevé qu'une ligature des trompes, etc. etc. Bref, après des échanges peu cordiaux avec la secrétaire et l'infirmière, je me suis tournée vers ma doc de famille.
Aujourd'hui, j'appelle encore (indomptable!) à la clinique en question:
- Centre de santé ********** bonjour
- Oui bonjour, je voudrais savoir quand il serait possible d'obtenir un rendez-vous avec le Dr ****** pour un éventuel retrait de mon stérilet.
- ?????????
- Allo?
- Heu, êtes-vous une patiente ici?
- Ben, heu, oui, c'est le Dr ******** qui l'a posé le stérilet, ça fait un peu plus qu'un an.
- Ben c'est quoi qui se passe? Vous avez des douleurs?
- Non
- Est-ce qu'il y a un problème avec le stérilet?
- Non
- Ben pourquoi vous voulez faire enlever le stérilet d'abord???
- Heu.... parce qu'on pense avoir un BÉBÉ peut-être
- (silence au bout du fil)
- Allo?
- Heu, attendez...
- (j'attends)
- Mademoiselle? Il n'y a pas de rendez-vous avant juin. Vous devriez aller discuter de la chose avec votre médecin de famille avant de faire enlever votre stérilet.
- Ben c'est parce que je l'ai vu mon médecin il y a 1 mois pis c'est elle qui m'a dit que c'était une procédure très simple.
- Dans ce cas, trouvez-vous un sans rendez-vous.
- Heu.... Ok, Bye.
????????????? Il vient de se passer quoi là??????
Je constate donc que les secrétaires médicales sont COMPLÈTEMENT opposées à l'idée que leur semblables envisagent la possibilité de concevoir.
By the way, en passant de même, ne vous énarvez pas trop le ponpon pour rien, mon appel était à titre purement informatif, mettons que dans un future proche, si jamais on décide que c'est ce printemps, etc. etc. Inquiétez-vous pas, m'a vous tenir au courant le jour que y'aura un petit marsouineau en route.
Lorsque j'ai fait ma fausse couche, j'ai appelé à la Clinique en question pour rencontrer un gynécologue. Ceux-ci étant en Europe, je ne pouvais pas avoir de rendez-vous avant un mois. J'ai toutefois passé un bon 15 minutes à m'obstiner au téléphone avec une infirmière qui me disait que je ne faisais PAS de fausse couche, que c'était IMPOSSIBLE, que ce stérilet a un pourcentage d'efficacité plus élevé qu'une ligature des trompes, etc. etc. Bref, après des échanges peu cordiaux avec la secrétaire et l'infirmière, je me suis tournée vers ma doc de famille.
Aujourd'hui, j'appelle encore (indomptable!) à la clinique en question:
- Centre de santé ********** bonjour
- Oui bonjour, je voudrais savoir quand il serait possible d'obtenir un rendez-vous avec le Dr ****** pour un éventuel retrait de mon stérilet.
- ?????????
- Allo?
- Heu, êtes-vous une patiente ici?
- Ben, heu, oui, c'est le Dr ******** qui l'a posé le stérilet, ça fait un peu plus qu'un an.
- Ben c'est quoi qui se passe? Vous avez des douleurs?
- Non
- Est-ce qu'il y a un problème avec le stérilet?
- Non
- Ben pourquoi vous voulez faire enlever le stérilet d'abord???
- Heu.... parce qu'on pense avoir un BÉBÉ peut-être
- (silence au bout du fil)
- Allo?
- Heu, attendez...
- (j'attends)
- Mademoiselle? Il n'y a pas de rendez-vous avant juin. Vous devriez aller discuter de la chose avec votre médecin de famille avant de faire enlever votre stérilet.
- Ben c'est parce que je l'ai vu mon médecin il y a 1 mois pis c'est elle qui m'a dit que c'était une procédure très simple.
- Dans ce cas, trouvez-vous un sans rendez-vous.
- Heu.... Ok, Bye.
????????????? Il vient de se passer quoi là??????
Je constate donc que les secrétaires médicales sont COMPLÈTEMENT opposées à l'idée que leur semblables envisagent la possibilité de concevoir.
*******
By the way, en passant de même, ne vous énarvez pas trop le ponpon pour rien, mon appel était à titre purement informatif, mettons que dans un future proche, si jamais on décide que c'est ce printemps, etc. etc. Inquiétez-vous pas, m'a vous tenir au courant le jour que y'aura un petit marsouineau en route.
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vendredi 22 février 2008
«The one that will come to you for a meeting, he's the traitor» - Don Vito Corleone né Andolini
Depuis ma découverte du podcast, j'écoute religieusement ceux de Bazzo.TV (avec un peu de retard plus souvent qu'autrement). Cette semaine, un combat féroce s'y déroulait pour déterminer quel était le meilleur film américain de tous les temps. Louis Champagne a proposé Le Parrain II. (J'écoute en ce moment le podcast d'hier soir, j'imagine que c'est lui qui va gagner contre Annie Hall. Personnellement, la prétention et le narcissisme de Woody Allen m'exaspèrent.) N'ayant jamais vu que de courtes scènes du premier volet et m'étant souvent promis de me taper la trilogie, j'ai profité de l'inspiration pour passer à l'acte. Les réguliers de ce blogue savent que je suis une grande amatrice d'histoires épiques et d'épopées.
Mercredi soir, l'Élu et moi avons, vers 19h, amorcé une première projection, que nous n'avons pu interrompre avant 2h du matin, à la fin du second volet. Toutefois, après ce second épisode, j'étais sceptique. Après avoir terminé le dernier film, hier soir, je reste encore plus surprise du choix de Louis Champagne.
Le premier film est une valse, un tableau théâtral au rythme langoureux et hypnotique. Il est complet en soi et aurait pu ne pas avoir de suite sans problèmes. Digne d'une tragédie grecque! Le second film n'a pris tout son sens qu'au visionnement du troisième chapitre. Je le trouvais froid et rigide, avec la même structure générale mais sans l'impact du premier. Comme pour la plupart des trilogies, le deuxième film sert à développer l'histoire, à assurer une transition, à faire évoluer les personnages. Mais il n'a pas l'impact d'achèvement du second ni le charme fluide du premier. Bref, en ce qui concerne le Parrain, je ne vois que deux options: ne prendre que le premier ou prendre l'oeuvre en entier.
Sinon, j'ai été époustouflée par le panel d'acteurs. Je savais que j'y retrouverais Pacino et Brando, mais de voir Diane Keaton aussi jeune, De Niro dans le second, Andy Garcia dans le troisième (je l'ai toujours trouvé incroyablement séduisant) et, surtout, Robert Duvall (ROBERT DUVALL!!!!!! - Chris Griffin, Family Guy), fut un véritable délice. Il ne s'en fait plus des comme ça aujourd'hui!
Now Playing:
peter hates the godfather video
Bref, ça manquait à ma culture, ne serait-ce que pour les miliers d'allusions et de clichés qui en sont issus. Ça m'a fait un peu le même effet que quand j'ai vu Casablanca pour la première fois («Of all the gin joints in all the towns in all the world, she walks into mine»). Profitant de mon élan, j'ai décidé de voir d'autres films que je veux voir depuis longtemps et que je n'ai jamais vu en entier. Donc, au programme ce week-end: Citizen Kane et Apocalypse Now!
Entrée gratuite, apportez votre popcorn.
Mise à jour: J'ai fini d'écouter le podcasts. Le Parrain II a gagné. Est-ce grâce à l'intervention de Lulu? je ne saurais dire...
Mercredi soir, l'Élu et moi avons, vers 19h, amorcé une première projection, que nous n'avons pu interrompre avant 2h du matin, à la fin du second volet. Toutefois, après ce second épisode, j'étais sceptique. Après avoir terminé le dernier film, hier soir, je reste encore plus surprise du choix de Louis Champagne.
Le premier film est une valse, un tableau théâtral au rythme langoureux et hypnotique. Il est complet en soi et aurait pu ne pas avoir de suite sans problèmes. Digne d'une tragédie grecque! Le second film n'a pris tout son sens qu'au visionnement du troisième chapitre. Je le trouvais froid et rigide, avec la même structure générale mais sans l'impact du premier. Comme pour la plupart des trilogies, le deuxième film sert à développer l'histoire, à assurer une transition, à faire évoluer les personnages. Mais il n'a pas l'impact d'achèvement du second ni le charme fluide du premier. Bref, en ce qui concerne le Parrain, je ne vois que deux options: ne prendre que le premier ou prendre l'oeuvre en entier.
Sinon, j'ai été époustouflée par le panel d'acteurs. Je savais que j'y retrouverais Pacino et Brando, mais de voir Diane Keaton aussi jeune, De Niro dans le second, Andy Garcia dans le troisième (je l'ai toujours trouvé incroyablement séduisant) et, surtout, Robert Duvall (ROBERT DUVALL!!!!!! - Chris Griffin, Family Guy), fut un véritable délice. Il ne s'en fait plus des comme ça aujourd'hui!
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Bref, ça manquait à ma culture, ne serait-ce que pour les miliers d'allusions et de clichés qui en sont issus. Ça m'a fait un peu le même effet que quand j'ai vu Casablanca pour la première fois («Of all the gin joints in all the towns in all the world, she walks into mine»). Profitant de mon élan, j'ai décidé de voir d'autres films que je veux voir depuis longtemps et que je n'ai jamais vu en entier. Donc, au programme ce week-end: Citizen Kane et Apocalypse Now!
Entrée gratuite, apportez votre popcorn.
Mise à jour: J'ai fini d'écouter le podcasts. Le Parrain II a gagné. Est-ce grâce à l'intervention de Lulu? je ne saurais dire...
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